À l’ombre des Carpates, la saga du XXe siècle
Entre vie réelle et vie rêvée, la Roumanie dépeinte par Iris Wolff dans « Comme s’il pleuvait » oscille entre monde moderne et tradition, voilant sans l’oublier la brutalité de la dictature derrière une vérité plus profonde, portée par la poésie d’un récit sobre.
S i Si l’on s’en tient à la stricte chronologie des œuvres d’Iris Wolff, écrivaine de langue allemande originaire de Roumanie, émigrée à l’âge de 8 ans en Allemagne avec sa famille (en 1985), Comme s’il pleuvait précède Le Flou du monde , déjà traduit en 2022 par Claire de Oliveira. Une œuvre largement dédiée aux populations roumaines germanophones qui furent, en même temps que les territoires qu’elles occupaient depuis des siècles, intégrées par le traité de Trianon (1920) à une Roumanie remodelée. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, celles et ceux que les nazis avaient considéré·es comme Allemand·es furent traité·es comme tel·les, et déporté·es en grand nombre en Union soviétique lorsque la Roumanie rejoignit le bloc de l’Est.
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