Ain. Ils vivent dans un lieu insolite : Maria Rodrigues et sa famille, à l’ombre du viaduc de l’A40
Il existe un lotissement au pied des gigantesques piles de béton de l’ouvrage situé aux portes de la cité catholarde. Le Progrès y a rencontré une famille qui a fait le choix de s’y installer malgré les désagréments occasionnés par la circulation sur l’autoroute. Et elle ne regrette pas.
Depuis le lieu-dit Les Battoirs à Nantua, on se sent tout petit sous le viaduc de l’A40, cet ouvrage titanesque (1 km de longueur, 77 mètres de hauteur maximum) qui force l’admiration depuis sa construction en 1985 . Auparavant, le terrain situé sous le viaduc était nu, sans construction. Un promoteur a pourtant pris un risque, celui de faire sortir de terre un lotissement composé de pavillons et de collectifs sous l’édifice.
Maria Rodrigues et sa famille y occupent une des petites maisons depuis près de 20 ans. Ils ont fait partie des premiers locataires, et ne le regrettent pas, ayant fait abstraction de ce qui pourrait pousser beaucoup de personnes à refuser une offre de logement dans ce cadre hors-norme.
« Nous n’avons aucunement été effrayés par la spécificité du site », se souvient Maria. « Malgré ces piles de béton jouxtant la maison, et l’autoroute passant au-dessus de nous. Nous avions trouvé un pavillon pour notre famille, avec un petit jardin et finalement, nous sous y sommes trouvés à notre aise. »
Les nuisances induites par un tel ouvrage, même lointaines, sont pourtant bien réelles. « Certes, au début, nous prêtions attention au bruit des véhicules, mais à la longue, on s’y fait. Nous avons pris l’habitude de vivre avec, voire de l’ignorer. L’hiver, les fenêtres étant fermées, aucun bruit ne nous parvient. Nous apprécions l’isolation phonique des logements. Par contre, l’été, fenêtres ouvertes et dans le jardin, le son des moteurs redevient notre quotidien, sans pour autant nous empêcher de vivre comme tout le monde. »
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