UTMB. « C’est la consécration de trois ans et demi de travail ! » : la « grande fierté » du coach de Blandine L’Hirondel
Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire ce que Blandine L’Hirondel a produit, durant 21 heures, 54 minutes et 49 secondes. On dira donc simplement qu’elle a été au bout d’elle-même, voire un peu plus loin. Tout en ne cessant jamais d’irradier le parcours de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (170 km et 9 700 m de D +) de sa classe.
Il est vrai que le large sourire de la native de Caen, licenciée à l’Alençon Running Club, s’est parfois transformé en larmes. Cela a permis de souligner un peu plus le caractère herculéen de la tâche. Dans d’autres temps, on aurait dit que la Normande était bénie des dieux.
Aujourd’hui, certains diront qu’ils étaient aussi un peu de son côté car malgré plusieurs chutes dans les derniers kilomètres, et notamment une plus violente que les autres dans la dernière descente vers Chamonix, elle a toujours réussi à se relever. Et tant qu’elle était debout, Blandine L’Hirondel était bien plus forte que les autres.
L’Australienne Rachel Entrekin (2 e en 22 h 15’54’’) et l’Américaine Emily Schmitz (3 e en 22 h 17’28’’) se sont accrochées jusqu’au bout mais avaient bien compris qu’elle était intouchable. Finalement, il n’y avait que la principale intéressée pour en douter, malgré deux titres de championne du monde de trail et une victoire sur la Diagonale des Fous l’année précédente. « Je n’y crois pas, je suis partie en n’ayant pas du tout cet objectif en tête, a-t-elle ainsi confié au public à son arrivée. Durant toute la course, je me suis dit que je n’étais pas à ma...
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