Éducation. Les messageries hors service : la cyberattaque bloque proviseurs et directeurs à quelques jours de la rentrée
Les chefs d’établissement foncent vers la rentrée scolaire en mode dégradé, subissant encore les secousses de la cyberattaque de l’Éducation nationale . Le ministère a dénoncé cet été une « intrusion frauduleuse » qui s’est tenue dans la nuit du 25 juillet et a été revendiquée le 17 août par ZeroBytes, le groupe de hackers également à l’origine de la fuite de données du fisc. Une sécurisation des données et des accès est en cours, ce qui a pour conséquence de perturber le travail de certains proviseurs à moins d’une semaine de la prérentrée du 1 er septembre.
« Sécuriser les données provoque le verrouillage de certaines applications. On a du mal à obtenir les informations dont on a besoin pour travailler », constate François Resnais, secrétaire national au SNPDEN-Unsa, et proviseur au lycée Auguste-Renoir à Paris. Concrètement, de nombreux personnels ne peuvent pas accéder aux nominations des professeurs. « Les messageries étaient hors service. En Île-de-France, l’ENT n’est pas opérationnel avant demain [ce mardi, NDLR]. Ça nous freine, notamment pour contacter les collègues et peaufiner les emplois du temps », complète le proviseur.
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