Comment ils ont tué le prix Nobel de la paix
Alfred Nobel a laissé à l’humanité deux inventions détonantes, la dynamite et le prix de la paix.
Les gains que le chimiste suédois, décédé en 1896, a tirés de la première lui ont permis de financer le second.
Son but était estimable : encourager les artisans de la concorde entre les nations.
Mais aux mains des cinq politiciens norvégiens qui sélectionnent chaque année le lauréat, la prestigieuse récompense est devenue explosive.
Le cru 2026, décerné à Navanethem "Navi" Pillay , a encore une fois enflammé la controverse.
En honorant une juriste internationale experte du droit humanitaire mais à l’intégrité morale contestée, le jury a accéléré le discrédit d’un prix qui, depuis 125 ans, a été remis parfois à des saints mais parfois aussi à des fripouilles.
Citoyenne sud-africaine d’origine indienne, âgée de 85 ans, Pillay a connu la politique d’apartheid dans son pays .
Elle en a souffert lorsque jeune juriste, on lui opposa sa couleur de peau pour lui refuser l’embauche dans un cabinet d’avocats.
Après un doctorat à Harvard aux Etats-Unis, elle fut la première femme non blanche nommée juge à la Cour suprême dans l’Afrique du Sud libérée de l’apartheid.
Elle présida ensuite le Tribunal pénal international sur le génocide au Rwanda, avant de rejoindre la Cour pénale internationale à La Haye.
Elle a été commissaire aux droits humains de l’ONU.
Puis elle a dirigé, à partir de 2021, la Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé.
Mère Teresa après avoir reçu son prix Nobel de la paix, le 12 décembre 1979, à Oslo, en Norvège.
"Nous avons voulu lancer le message que tous les juges et toutes les institutions qui œuvrent à préserver l’Etat de droit méritent notre soutien", a justifié le président du Comité Nobel norvégien, Jorgen Watne Frydnes.
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