En Lettonie, la crainte de la "cinquième colonne" russophone : "Certains soutiendraient clairement l'agresseur en cas d'invasion"
"Je me suis engagé pour défendre les russophones.
Nous voulons continuer à parler russe !".
Dans une salle de conférence de l'hôtel Bellevue, à Riga, en Lettonie, Maksims Krutikovs scrute l'écran géant diffusant la télévision publique.
Les premiers résultats de l' élection législative viennent de tomber.
Le candidat sur la liste "Suverēnā vara" - Pouvoir Souverain -, 11,7% des suffrages, peine à masquer son dépit.
Le jeune homme voyait déjà son parti au pouvoir.
Le score est pourtant appréciable pour une formation fondée en juillet 2022.
A ses côtés, une jeune femme refuse de donner son nom.
Sa main droite fait des va-et-vient sur le bras de son "futur époux".
"Je suis là pour le soutenir et parce que Suverena vara pense à nous", explique-t-elle.
Dans sa bouche, "nous" désigne les russophones.
En particulier ceux de Daugavpils, dont elle est originaire, une ville au Sud-Est souvent citée pour sa communauté pro-russe.
Suverena vara, troisième force politique du pays après ces législatives, est-elle un parti pour russophones acquis à Moscou ? Abstenez-vous de le suggérer à sa patronne, Julija Stepanenko.
Veste immaculée et chignon brun au bas de la nuque, l'avocate évoque Birgitte Nyborg, l'héroïne de la série Borgen – les accusations d'affiliation à Moscou en plus.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.