Midterms : Hasan Piker, le très influent streamer devenu l'épouvantail des républicains
Pour les républicains, le diable ne s’habille pas en Prada mais il est tiré à quatre épingles.
Apparaissant souvent en costume cravate (en alternance avec des tenues streetwear ou de créateurs), le streameur politique Hasan Piker, qui compte plus de 3 millions d’abonnés sur Twitch et près de 2 millions sur Youtube, est l'une des cibles favorites des républicains dans la campagne pour les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre.
Alors que ce fils d’émigrés turcs multiplie les dérapages, Donald Trump , à la peine dans les sondages, a saisi l'aubaine et cherche à en faire un épouvantail et à l'assimiler à l'ensemble du camp adverse.
"C’est un communiste.
Il a du pouvoir sur les démocrates et les démocrates modérés n’ont pas d’autre choix que de se radicaliser", a martelé le président américain, qui a qualifié Piker de "terrible fardeau (pour la gauche)".
Âgé aujourd'hui de 35 ans, celui qui se revendique membre des démocrates socialistes des Etats-Unis, à la gauche du parti de l’âne, et aime exhiber sa musculature et ses nombreuses bagues, a plusieurs fois créé la polémique pour ses prises de position contre Israël.
Il considère que le "Hamas est mille fois meilleur que l’Etat fasciste, colonial et d’apartheid" d’Israël et qu’il préférerait "voter pour le Hamas que pour Israël".
Adepte des provocations les plus extrêmes, il avait également déclaré en 2019 que "les Etats-Unis méritaient le 11 Septembre" avant de s’excuser.
Interviewé récemment par le site d'information Axios, il a jugé que son pays était pire qu’Al-Qaïda en matière de terrorisme.
"Nous avons semé une terreur immense partout dans le monde", a-t-il insisté, citant en exemple le bombardement d’une école de filles en Iran par l’armée américaine cette année.
Mobilisation des jeunes Du pain bénit pour le locataire de la Maison-Blanche.
"Le niveau de popularité de Donald Trump est encore plus bas que celui de George W.
Bush lors de son second mandat, or les midterms de 2006 avaient été catastrophiques pour les Républicains, explique David Karpf, maître de conférences à la faculté des médias et des affaires publiques de l'université George-Washington.
D'où cette tactique consistant à essayer de convaincre les électeurs que les candidats de l'opposition sont de dangereux extrémistes." Signe de l'obsession qu'il suscite, une image de Piker en sous-vêtements a même été projetée lors de la convention républicaine qui s’est tenue à Dallas, début septembre, dans une vidéo qui prenait pour cible la gauche.
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