La France a un problème de violence, et il commence par sa police
Un lycéen à la main arrachée par une grenade policière, un autre qui a perdu un œil à cause d’un tir de LBD, un troisième à la mâchoire fracassée.
La jeunesse française se rebelle, et les violences policières attisent le conflit.
Une fois de plus, les blessés sont nombreux. Comme lors des précédentes mobilisations de ces dernières années – les jeunes des banlieues descendus exprimer leur colère dans la rue, les travailleurs opposés à la réforme des retraites, les “gilets jaunes”, les défenseurs du climat –, les mutilations s’enchaînent. Rien que dans le mouvement lycéen en cours, plusieurs milliers de manifestants, principalement des mineurs, ont été interpellés et traités comme des criminels. La riposte est disproportionnée.
Il y a aussi de nombreux blessés parmi les forces de l’ordre. Des jeunes casseurs s’en prennent aux enseignants, mettent le feu aux établissements scolaires.
La France a un gros problème de violence systémique. Dans l’Hexagone, les conflits sociaux se règlent généralement de façon brutale. Derrière ce constat se cache une vision archaïque de l’État, en partie responsable de la crise profonde dans laquelle se trouve le pays – et qui dépasse largement le simple cadre de la révolte lycéenne.
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Vidéo. “C’est une guerre” : le maintien de l’ordre à la française vu de l’étranger
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