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“Ils sont fous ces Anglais !” : sur notre site, l’Angleterre racontée à travers ses concours foutraques

Courrier International ·
“Ils sont fous ces Anglais !” : sur notre site, l’Angleterre racontée à travers ses concours foutraques

En plein cœur de l’été, le Royaume-Uni a vu emménager au 10 Downing Street son septième Premier ministre en une décennie. Au nord-est de Londres, de nouveaux heurts ont éclaté début août au sujet de l’accueil des demandeurs d’asile. Ces dernières années, les repères se brouillent outre-Manche, et surtout en Angleterre, nation la plus peuplée du Royaume-Uni, où s’entrechoquent instabilité politique et crises identitaires.

Dans ce marasme, les concours sportifs, culinaires et ludiques, aux règles parfois loufoques, constituent des piliers solides et rassurants. Certaines compétitions annuelles datent de plusieurs siècles, comme la course aux crêpes d’Olney. D’autres rythment les soirées entre amis, à l’image des “pub quiz”. Ou mettent en valeur la gastronomie populaire. Toutes racontent un pan de la société anglaise, son histoire, ses petits plaisirs et ses évolutions. À vos marques, prêts ?

Un groupe d’amis imbattable, semaine après semaine. Des concurrents dégoûtés au point de boycotter les soirées quiz. Le Barking Dog, bar du Grand Manchester, a connu une crise scrutée jusque dans les colonnes de la presse nationale. On ne badine pas avec le fair-play et l’éthique des questionnaires de culture générale, jeux incontournables des pubs britanniques.

La tourte occupe une curieuse place dans l’imaginaire britannique. Pour beaucoup de gens, ce n’est guère plus qu’une pitance roborative que l’on achète dans une station essence ou dans un stade de foot. Mais une fois par an, ce mets, jadis luxueux, retrouve ses lettres de noblesse. Dans une église du centre du pays, un jury couronne le meilleur maître tourtier du royaume, lors d’une compétition féroce et drapée de secrets.

On dit qu’un raid viking lancé en l’an 793 sur l’île de Lindisfarne, aujourd’hui située dans le comté du Northumberland, avait donné lieu au pillage d’une église et à l’enlèvement de femmes. Un millénaire plus tard, un événement nettement moins dramatique s’inspire de cet épisode historique lors d’une journée déjantée.

Si le bruit sourd de la balle de cricket qui frappe une batte en bois de saule est sans doute le son le plus british, il fut une époque où le claquement sec des marrons qui s’entrechoquaient résonnait partout dans les cours d’école du pays. Chaque automne, un championnat du monde perpétue cette madeleine de Proust et tente de redonner sa place au jeu, qui fut jugé trop dangereux, au moment de la récré.

“Depuis 1445, on court, quel que soit le temps”, tel est le credo de la Pancake Race d’Olney – que l’on parle d’un mois d’averse ou de la guerre des Deux-Roses. En guise de préparation, les participantes reçoivent pour seules instructions de “se munir d’un tablier et d’une poêle à crêpe”, avant de se rassembler dans la “tente de contrôle”. Les origines de cette improbable compétition féminine sont assez floues, mais peu importe : l’événement rassemble.

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