« Nombreux sont ceux pour qui un licenciement serait une catastrophe » : l’Allemagne sous le choc des nouvelles coupes chez Volkswagen
« 115 000 jobs en moins chez Volkswagen en Allemagne ». Ce titre choc de la bible des affaires Handelsblatt en dit long sur l’onde de choc de l’annonce du patron du constructeur, Oliver Blume. Le pays s’inquiète, y compris en Saxe-Anhalt, en ex-RDA, à une centaine de kilomètres du siège de Wolfsburg, où la peur de perdre son emploi s’ajoute au climat délétère à 10 jours d’élections régionales tendues. Reportage à Magdebourg.
« L’annonce des suppressions de postes chez Volkswagen est une mauvaise nouvelle ici, à la veille d’élections régionales cruciales » , soupire Annegret Laabs, directrice du musée des arts de Magdebourg, la capitale du Land de Saxe-Anhalt, en ex-RDA, où l’extrême droite est donnée gagnante au scrutin du 6 septembre. La quinquagénaire, qui est aussi porte-parole du collectif « la culture, c’est la diversité » (Kultur ist Vielfalt), s’inquiète du climat tendu au sein d’une opinion publique de plus en plus séduite par les promesses sucrées « tout va aller mieux » (alles wird gut) d’Ulrich Siegmund, tête de liste des nationalistes. « Nombreux sont ceux qui travaillent chez Volkswagen, où ils gagnent de très bons salaires, surtout en comparaison des rémunérations locales, et pour qui un licenciement serait une catastrophe. »
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