Dimitri, itinéraire d'un masculiniste repenti
Dimitri s'est laissé happer par les vidéos masculinistes qui prospèrent sur les réseaux sociaux. En quelques années, cet étudiant a adopté les codes d'une idéologie antiféministe avant d'en sortir. Son parcours éclaire les mécanismes d'une radicalisation qui inquiète désormais les autorités.
« Vers 15 ans, j’ai commencé à en avoir marre des filles aux cheveux bleus, donneuses de leçons, parangons de la morale féministe », raconte Dimitri, étudiant parisien de 21 ans en école de commerce. Ce masculiniste repenti les provoquait « pour rigoler, mais aussi parce qu’elles la ramenaient beaucoup trop, à [ses] yeux, avec leur hypersensibilité ». L’émergence de #MeToo, en 2017, a ravivé la mobilisation féministe tout en suscitant une virulente réaction masculiniste. Chaque année, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes rapporte un écart grandissant entre de jeunes femmes toujours plus progressistes et une part non négligeable de jeunes hommes estimant que les hommes sont davantage faits pour être patrons ou encore qu’on s’acharne sur eux.
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