Mercosur : l’Europe ferme ses portes aux viandes brésiliennes
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Écouter (04:43 min) A retrouver dans l’émission Temps de lecture 1 min Depuis le 3 septembre, le bœuf et la volaille brésiliens ne peuvent plus entrer dans l’Union européenne. Une interdiction sanitaire qui constitue un premier test pour l’accord commercial avec le Mercosur, appliqué provisoirement depuis mai.
Le Brésil n’a pas apporté les garanties exigées sur l’utilisation des antibiotiques dans ses élevages. Les produits importés doivent désormais respecter les mêmes interdictions que celles imposées aux producteurs européens, notamment concernant les antibiotiques de croissance et certains antimicrobiens réservés à la médecine humaine.
Faute de preuves suffisantes, Bruxelles a donc suspendu les importations brésiliennes de bœuf, de volaille, d’œufs et de miel.
L’accord avec le Mercosur prévoit pourtant d’ouvrir progressivement des contingents à droits réduits, jusqu’à 99 000 tonnes de bœuf et 180 000 tonnes de volaille. Mais ces avantages commerciaux ne dispensent pas du respect des règles sanitaires européennes : l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay restent autorisés à exporter, contrairement au Brésil. Celui-ci est pourtant le premier fournisseur extérieur de l’UE pour le bœuf comme pour la volaille.
Des inspecteurs européens sont actuellement sur place et, si leur audit est satisfaisant, les importations de volaille pourraient reprendre dans les prochaines semaines. Pour le bœuf, la procédure devrait être plus longue.
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