Au Groenland, les ambitions pétrolières américaines se heurtent au droit administratif
De l’ambition, oui, mais pas encore d’autorisation : Greenland Energy comptait commencer ses premiers forages dès cet automne dans la région reculée de Jameson Land, sur la côte est de l’île.
Le calendrier avait un avantage : il allait vite.
Peut-être un peu trop… Après l’acheminement en juillet de matériel de forage sans autorisation, le gouvernement groenlandais a infligé un sérieux rappel de procédure à la société : les évaluations environnementales et sociales ne pourront pas être réalisées à temps, pas plus que les autorisations nécessaires.
Au plus tôt, les premiers travaux pourraient désormais commencer à l’hiver 2027.
Le détail aurait pu rester une banale histoire de permis.
Seulement voilà : depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, rares sont les affaires groenlandaises qui restent purement administratives .
Le président américain a plusieurs fois affirmé vouloir placer le territoire autonome danois sous contrôle des États-Unis .
Son envoyé spécial pour l’île, Jeff Landry, gouverneur républicain de Louisiane , assume même pour objectif de "faire du Groenland une partie des États-Unis".
En mai, il annonçait encore que les barils groenlandais pourraient entrer en production "d’ici dix mois environ".
Le Groenland répond à ce calendrier américain avec une notion moins grandiose : le droit administratif.
Dix ou dix-huit mois de plus Sur place, le problème commence à Jameson Land, ville sur la côte est du Groenland.
Du matériel destiné au forage y avait déjà été débarqué lorsqu’une difficulté est apparue : Greenland Energy n’avait pas encore reçu l’autorisation de commencer.
Les autorités locales lui ont adressé un "avertissement ferme".
Mute B.
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