Moselle : après avoir crié « Allah akbar » armé d’un couteau dans une église, il écope de six mois de prison avec sursis
Un homme de 35 ans qui avait été interpellé, armé d’un couteau, après avoir crié « Allah akbar » dans une église de Forbach (Moselle), a été condamné ce vendredi 11 septembre 2026 à six mois d’emprisonnement avec sursis, rapporte l’ Agence France Presse (AFP).
Si la procédure à son encontre avait été ouverte pour des faits d’apologie du terrorisme, ce natif de Bosnie-Herzégovine, sans emploi, n’a été jugé et condamné que pour port d’arme sans motif légitime et usage illicite de stupéfiants - une petite quantité de cannabis ayant été retrouvée sur lui.
Le tribunal correctionnel de Sarreguemines lui a interdit de paraître aux alentours de l’église Saint-Rémi de Forbach pendant trois ans ainsi que de porter une arme pendant cinq ans. Il avait été interpellé mardi à l’intérieur de l’église, où il s’était introduit en hurlant « Allah akbar » (« Dieu est le plus grand » en arabe). Il recherchait le prêtre de la paroisse, absent au moment des faits.
« On a légitimement des doutes sur ses intentions », a déclaré la procureure Catherine Breitling, relevant une « évolution incroyable » de ses explications sur le couteau qu’il avait en sa possession ou ce qu’il faisait dans l’église. Elle a requis neuf mois d’emprisonnement dont quatre avec sursis, notant qu’on n’avait « pas retrouvé de signe patent de radicalisation chez lui » .
L’alerte a été donnée par des lycéennes inquiètes de le voir déambuler dans l’église, ouvrir les armoires et toucher les livres, a rapporté le président du tribunal, Jean-Yves Zordan. Le prévenu a soutenu être entré pour « se confesser » et avoir « trouvé le couteau devant l’église » avant de le mettre machinalement dans sa poche.
La perquisition du domicile de sa mère, chez qui il vit depuis que sa femme l’a quitté, n’a rien apporté. Quant au prêtre, il a dit n’avoir jamais vu cet homme, n’a déploré aucun dégât dans l’église et n’a pas porté plainte contre lui, n’ayant pas été menacé. Sylvie Alles, avocate du prévenu, a soutenu que son client, père de deux enfants vivant en Belgique depuis neuf mois, était « en dépression suite à la séparation avec sa compagne » et qu’il avait « surtout besoin de soins et d’être aidé » .
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