Foires aux vins : qui va gagner la guerre des rayons ?
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28 %) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne.
Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc.
Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs et acteurs de l’e-commerce.
Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes (voir ci-dessous).
Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports.
Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts.
L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes.
Chaque rentrée, le même ballet recommence .
Des centaines de références arrivent en rayons, les catalogues épaississent, les sites Internet changent de visage et les cavistes installent leurs sélections dans leurs vitrines.
Mais derrière ce rituel se joue une bataille plus stratégique : celle de la captation d’un marché en pleine mutation.
Car la foire aux vins demeure un poids lourd.
En 2024, les opérations d’automne de la grande distribution ont généré 1,08 milliard d’euros de chiffre d’affaires et 168,5 millions de bouteilles (Panel Nielsen).
Mais le bilan se révèle en demi-teinte : moins 3 % en volume et autant en valeur par rapport à 2023.
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