Crue dévastatrice au Népal et au Tibet: les secours perturbés par la menace de nouvelles coulées de boue
La crue dévastatrice entre le Népal et le territoire chinois du Tibet mercredi 26 août a fait au moins 472 morts dans l’Himalaya. Le bilan continue de s’alourdir et 1 400 personnes sont toujours portées disparues. De chaque côté de la frontière, les autorités s’inquiètent puisque l’effondrement du glacier qui a provoqué la catastrophe a formé une retenue d’eau qui pourrait déferler sur la zone sinistrée. La police népalaise a lancé vendredi 28 août une alerte aux inondations.
La police népalaise a lancé vendredi une alerte aux inondations après avoir été informée de la rupture sur le territoire chinois du Tibet d'un lac créé par l'effondrement du glacier, à l'origine il y a deux jours, de la crue dévastatrice qui a fait au moins 472 morts. « Nous avons été informés de la rupture d'un lac sur le versant tibétain », a déclaré la police sur X. « Nous demandons à toutes les équipes de sécurité et de sauvetage et au public de rester en alerte, de se mettre immédiatement en lieu sûr et de rapporter tout éventuel incident », a-t-elle poursuivi.
Dans la foulée de cette alerte, l'autorité népalaise en charge de la gestion des situations d'urgence a confirmé vendredi que le débit du fleuve qui avait débordé mercredi avait « légèrement augmenté ».
Côté chinois, les secours ont suspendu les opérations de recherche et d'évacuation de locaux et de touristes au cœur de la zone dévastée. La direction chinoise a souligné les dangers planant sur ces opérations, lors d'une réunion conduite par le président Xi Jinping : « La zone est parsemée de glaciers, de lacs glaciaires et de risques géologiques majeurs, ce qui rend les opérations de secours extrêmement difficiles », ont dit les dirigeants cités collectivement par l'agence Chine Nouvelle.
Les informations en provenance de Chine disent que la retenue a commencé à déborder, mais aucune n'a dit jusqu'à présent qu'elle avait lâché, ce qui pourrait occasionner un nouveau sinistre grave selon les mises en garde officielles chinoises. « Toutes les équipes de secours ont donc reçu l'ordre de ne pas bouger et d'attendre de nouvelles instructions », a-t-il dit.
Dans la région népalaise de Nuwakot, dévastée par ces crues, la tâche des secouristes est colossale, rapporte notre envoyé spécial sur place, Emmanuel Derville . Dans la petite ville de Bidur, au nord du Népal , la crainte d’une nouvelle crue est bien réelle depuis mercredi. Ce vendredi 28 août, la police a donné l’ordre à la population d’évacuer les zones proches du fleuve et de remonter sur les hauteurs. Tout le monde est donc sur le qui-vive.
La preuve de cette vigilance : les va-et-vient incessants des hélicoptères de l’armée pour récupérer les blessés et les personnes isolées depuis deux jours, en particulier les enfants.
Sur place, c’est l’une des plus grosses priorités de l’armée népalaise qui manque malheureusement d’hélicoptères lourds. Le Népal dispose surtout d'hélicoptères légers et cela ralentit forcément le rythme des évacuations.
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Les autorités népalaises apparaissent débordées.
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