Métropole de Lyon. « C’est un enfant traumatisé » : après les violences sexuelles, une rentrée redoutée dans cette école de Villeurbanne
Début juin, une affaire de violences sexuelles secouait le périscolaire de l‘école Nigritelle Noire, à Villeurbanne. Quelques jours avant la rentrée, l’une des trois plaignantes a souhaité raconter sa version des faits au Progrès . « Aujourd’hui, mon enfant doit continuer de vivre avec ce qu’il a dénoncé », raconte-t-elle.
« Pour mon enfant, rien ne s’est arrêté au début des vacances. Il doit continuer à vivre avec ce qu’il a dénoncé, avec les conséquences de cette affaire. » Le mail, envoyé au Progrès au beau milieu de la nuit du 20 août par Naïma*, sonne comme un cri du cœur. Voilà bientôt trois mois que la jeune femme a déposé plainte à la suite du récit de son enfant de 7 ans. « L’école reprend dans quelques jours, et les victimes vont revenir sur les lieux. Ils vont retourner en classe avec leur traumatisme. […] Je ne pouvais plus accepter ce silence », appuie-t-elle auprès de notre titre.
Pour Naïma comme pour les autres parents, l’affaire débute en juin, quand les rumeurs de violences sexuelles sur mineurs gagnent les abords de l’école. Elle fait alors le lien avec le comportement étrange de son enfant depuis le début de l’année scolaire. « Au moment de tourner dans la rue de l’école, il devenait blanc. Il me disait qu’il ne voulait plus y aller », se souvient-elle. Face à...
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