« Un patrimoine culturel n’est pas une menace sécuritaire » : la Techno Parade monte le son contre la loi Ripost à Paris
« Debout contre la loi Ripost ! » : après deux ans d’absence, la Techno Parade, vitrine des musiques électroniques, a réuni ce samedi 19 septembre 2026 à Paris , 350 000 « teufeurs » et curieux, selon les organisateurs, à l’occasion d’une édition revendicative.
De Bastille à Nation, en passant par le cœur de la capitale, les chars bardés d’enceintes XXL ont monté le son un peu plus que d’habitude pour exiger « l’abrogation de la loi Ripost » . Promulguée cet été, cette loi fait de l’organisation d’une free party - par essence une fête sans déclaration, autogérée - un délit pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 € d’amende. Participer à ces « teufs » peut entraîner jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende.
Sur le modèle de la Love Parade de Berlin, ce grand charivari électro rythmé aux infra-basses était de retour après deux ans d’absence, en raison des Jeux olympiques en 2024 et de difficultés financières. « Un patrimoine culturel n’est pas une menace sécuritaire ! », pouvait-on lire sur le char des organisateurs.
« Avec la loi Ripost, nous sommes confrontés à une loi déconnectée de la réalité », a déclaré Tommy Vaudecrane, président de Technopol, association de défense des musiques électroniques et organisatrice de la Techno Parade. Technopol demande son abrogation et des négociations interministérielles « pour substituer la concertation à la prison » . Elle rappelle que les musiques électroniques françaises figurent à l’inventaire du Patrimoine culturel immatériel français depuis fin 2025.
Pour l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, fidèle de la marche techno qu’il a initiée en 1998, « la loi Ripost, rigide et autoritaire, n’est pas bonne » . « Il faut un dialogue nouveau avec les pouvoirs publics pour arracher le droit à la fête et contre toutes les tentatives de répression », a-t-il dit à l’ Agence France-Presse ( AFP ) lors de la marche.
Dans un communiqué, Technopol a toutefois nettement pris ses distances avec Jack Lang dont « la venue ne résulte […] ni d’une invitation ni d’une démarche de notre part » . « Nous reconnaissons le rôle historique qu’il a joué dans la création de notre événement, mais cette histoire ne constitue en aucun cas un blanc-seing pour le présent et il ne saurait être associé à l’image ni aux valeurs de la Parade », a indiqué l’association.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.