L’appel radical de Jésus dérange toujours. Commentaire de l’Évangile du lundi 17 août
Un homme s’approche de Jésus. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » (v.16).
Jésus renvoie l’homme à sa tradition en reprenant tous les passages de la loi de Moïse qui concernent la relation aux autres.
Vivre dans l’éternité de Dieu commence dès à présent dans un rapport au prochain le plus vrai possible.
On peut déjà sentir poindre ce verset si connu et propre à Matthieu du chapitre 25 : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».
L’homme qui pense avoir tout fait se retrouve sans élan devant la réponse radicale de Jésus.
Cet homme est alors désigné par le texte comme un « jeune homme », au sens d’inaccompli.
Son intrépidité de « jeunesse » lui masque son orgueil.
Son idéal n’est pas ajusté à celui du Maître.
Jésus l’invite à dépasser son « faire » pour entrer dans son être.
Un être avec Dieu qui ne quantifie pas les actions faites ou à faire mais qui encourage à marcher humblement avec le Christ.
Or, le suivre n’est pas une mince affaire.
On ne prend pas les autoroutes avec Jésus mais plutôt des chemins escarpés avec de drôles de rencontres : le riche côtoie le pauvre, l’aveugle gambade avec le paralytique, le lépreux tient la main de la Samaritaine… Une vraie cour des miracles où la seule exigence est d’entendre l’appel « Viens, suis moi ».
Cet inconnu qui s’est approché de Jésus est finalement bien proche de nous ! Autres lectures : Ez 24,15-24 ; Cantique Dt 32
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