La France échappe de justesse à la récession au deuxième trimestre, selon l'Insee
En pleine préparation du budget 2027, l'Institut national de la statistique et des études économiques vient de revoir à la baisse, vendredi 28 août, les résultats de la croissance française au deuxième trimestre de cette année. On ne parle plus de croissance à 0,2 %, mais d'une croissance nulle désormais. L'Insee a également revu légèrement à la baisse la croissance au 1er trimestre. Tous les voyants sont au rouge et la France échappe de peu à la récession.
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a révisé en baisse ses chiffres pour le premier trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2 %, a indiqué l'Insee, qui donnait jusque-là une baisse de 0,1 % sur les trois premiers mois de l'année.
Ces révisions « s'expliquent par la prise en compte de la situation encore plus dégradée de la production agricole par rapport aux informations disponibles fin juillet, ainsi que des prix dans les services marchands qui n'étaient pas intégralement connus fin juillet et qui se sont avérés plus dynamiques qu'anticipés, en particulier dans les services de transports », a précisé l'Insee dans un communiqué.
Dans le détail, en France , la consommation des ménages a rebondi au deuxième trimestre (+0,3% après -0,3%), a précisé l'Insee. L'investissement a reculé légèrement (-0,3% après -0,8%), tandis que les dépenses de consommation des administrations publiques ont augmenté (+0,4% après +0,3%). Au total, la demande intérieure (hors stocks) a contribué légèrement à la croissance du PIB, à hauteur de +0,2 point (après -0,3 point).
Les exportations sont reparties nettement à la hausse (+2,9% après -3,0%), en particulier dans l'aéronautique. Les importations ont rebondi plus modérément (+1,1 % après -0,6%). Au total, la contribution du commerce extérieur à l'évolution du PIB a été positive (+0,6 point après -0,9 point). Parallèlement, le pouvoir d'achat des ménages par unité de consommation a reculé nettement sur le trimestre (-0,5% après -0,1%).
Le taux d'épargne des ménages a fléchi fortement, sous l'effet combiné de l'accélération de leur consommation et du recul de leur pouvoir d'achat. Il s'est établi à 17,2%, après 17,9% au premier trimestre. Depuis le début de l'année, l'acquis de croissance est de 0,3 %, précise l'Insee.
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