Présidentielle 2027. « On se renifle » : François Ruffin ouvre la voie à un rapprochement avec Dominique de Villepin
Le pacte est loin d’être signé, mais les deux « se reniflent » . C’est en tout cas la formule utilisée par le député de la Somme François Ruffin, candidat à l’élection présidentielle , à l’évocation d’une possible alliance avec Dominique de Villepin , pas encore officiellement déclaré dans la course à l’Élysée.
Invités à débattre mercredi 2 septembre 2026 à l’Académie du climat à Paris par BFM TV et Libération , les deux hommes politiques, sont souvent tombés d’accord. Au point que François Ruffin l’a comparé à un « premier rendez-vous Tinder » , rapporte l’ Agence France Presse (AFP) . « Il y a un diagnostic partagé, il y a un horizon commun », a estimé l’ancien Insoumis.
Pourtant, sur le papier, tout semble les opposer. D’un côté, François Ruffin, fondateur du journal satirique Fakir, trublion de la gauche, chantre de la défense des classes populaires devenu chef du petit parti Debout !. De l’autre, Dominique de Villepin, Premier ministre de Jacques Chirac (2005-2007) et ancien diplomate au verbe haut. Mais ce dernier a opéré un retour en politique bien plus à gauche, gagnant un regain de popularité auprès d’une partie de la jeunesse avec sa dénonciation de la guerre à Gaza.
Invité à se présenter au public venu assister au débat, celui-ci s’est décrit comme « gaulliste, instruit par les histoires des dernières décennies, les échecs successifs des trois dernières présidences » , « radicalement soucieux d’un gaullisme de gauche, humaniste, républicain, écologiste et culturel », note BFMTV sur son site . François Ruffin, lui, se dépeint comme un homme de « gauche de rupture » .
Mais les deux partagent un objectif commun : faire « dérailler le train de la fatalité qui mène Marine Le Pen », la candidate du Rassemblement national, « à l’Élysée » . Ils se sont aussi retrouvés sur l’international, l’écologie, ou encore la taxation du patrimoine. Parmi les rares points de divergence affichés, Dominique de Villepin a défendu une taxe carbone réinventée qui ne convainc pas François Ruffin.
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Déjà lancé dans la campagne électorale, celui-ci peine à trouver son couloir, entre un Jean-Luc Mélenchon qui fait la course en tête à gauche et une primaire qui ne l’inclut pas. Dominique de Villepin, lui qui a simplement répété « vouloir se présenter » sans pour autant l’annoncer officiellement, prêche le rassemblement sans engranger pour l’heure de ralliement de taille et cherche encore son espace politique.
« On arrive à un moment de notre histoire où il faut avancer sans calcul », a-t-il affirmé, se disant prêt à « sacrifier toutes (ses) ambitions » . De là à imaginer une alliance entre les deux outsiders ?
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