J’ai joué à Fire Emblem: Fortune’s Weaves sur Switch 2, et ce sera sans doute l’un de mes jeux de l’année
Fans de Fire Emblem , préparez-vous à vivre une expérience intense avec ce nouvel épisode, Fire Emblem: Fortune’s Weave , qui a tout compris à ce que l’on attend d’un jeu de la licence. Alors que Fire Emblem Engage , le précédent opus, relançait la saga avec un peu trop de légèreté, il faut remonter à Three Houses , en 2019, pour trouver un épisode solide, capable d’attirer un nouveau public et de le garder.
Pour son arrivée sur Switch 2 , Nintendo s’est dit que ce serait une bonne idée de remanier quelque peu la formule, quitte à sacrifier certaines composantes que l’on pensait essentielles dans un Fire Emblem . Plus vaste, plus complexe, mais aussi bien mieux écrit, cet épisode Fortune’s Weave est un véritable jeu choral d’une richesse hallucinante. Après quelques heures passées dans la ville de Dagsion et ses alentours, je pense que ce nouvel épisode, qui devrait m’occuper jusqu’à l’hiver, risque bien de terminer très haut dans mon top de l’année.
L’histoire de Fortune’s Weave repose sur une idée particulièrement ambitieuse : suivre quatre héros aux destins distincts, tous réunis dans la capitale de Dagsion à l’occasion des Jeux Héroïques. Cai veut sauver son père emprisonné, Dietrich cherche avant tout le combat, Theodora défend la foi et la paix de son royaume, tandis que Leda s’est lancée sur la piste de l’assassin de son père. Quatre histoires, quatre points de vue et autant de personnages à suivre, que le jeu permet de faire progresser dans l’ordre de son choix, jusqu’à ce que leurs trajectoires finissent par se croiser.
C’est ce qui donne à Fortune’s Weave cette dimension de véritable jeu choral, avec une galerie de personnages particulièrement dense, tous très attachants. Les dialogues sont une réussite et, pour le moment, l’histoire se suit avec un réel plaisir. Le fil rouge du tournoi au Colisée apporte une dimension épique à l’ensemble, qui transpire par ailleurs le soap opera à plein nez.
D’après ce qu’a dévoilé Nintendo dans sa présentation du jeu , les Jeux Héroïques ne sont évidemment que le point de départ d’une histoire bien plus vaste. Ne désirant pas me faire divulgâcher la suite de l’aventure — car, je le répète, elle est vraiment passionnante –, je ne sais absolument pas où je vais à l’heure actuelle. Je reviendrai sûrement plus en détail sur l’histoire une fois le jeu bouclé, mais Fortune’s Weave a tout d’un grand jeu narratif, bien plus que les précédents épisodes.
Et d’ailleurs, qu’il est beau, ce nouveau Fire Emblem . Avec son style anime coloré, ses personnages qui ont tous une « gueule » et son animation particulièrement soignée, Fortune’s Weave est l’un des plus beaux titres originaux de la Switch 2. Entre les cinématiques qui n’ont rien à envier à certains films d’animation, les moments de dialogue que les portraits très réussis des personnages dynamisent et les phases de gameplay — exploration comme combats — fluides et lisibles, le développeur Intelligent Systems a mis les petits plats dans les grands.
La Switch 2 est capable de belles prouesses, et jamais un Fire Emblem n’aura semblé aussi vaste.
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