Niger : disparition du journaliste Moussa Kaka, RSF réclame une enquête
L'ONG Reporters sans Frontières (RSF) s'est dite mercredi "préoccupée" par la disparition, depuis le 31 août à Niamey, de Moussa Kaka, directeur d'une télévision privée, et a demandé l'ouverture d'une enquête aux autorités.
Par : FRANCE 24 Une disparition jugée inquiétante. L'ONG Reporters sans Frontières (RSF) s'est dite mercredi 2 septembre "préoccupée" par le sort du journaliste Moussa Kaka, dont les proches sont sans nouvelles depuis deux jours, et a demandé l'ouverture d'une enquête aux autorités nigériennes .
Le Niger est dirigé depuis 2023 par une junte régulièrement accusée par des ONG d'atteintes à la liberté de la presse.
Cette disparition intervient quelques jours après une mutinerie qui a secoué la capitale Niamey pendant près de 24 heures et que le régime a contrée avec l'aide déterminante de la Russie .
"Moussa Kaka a quitté son bureau à Niamey, la capitale du pays, le 31 août vers 19 heures, pour regagner son domicile. Il n'y est jamais arrivé", indique RSF, qui précise que ses proches n'ont pas pu le joindre depuis.
Moussa Kaka est le directeur de Radio Télévision Saraounia (RTS) un média audiovisuel privé, et a été pendant de longues années le correspondant de Radio France Internationale (RFI), média suspendu par la junte qui mène depuis son arrivée au pouvoir en 2023 une politique ouvertement hostile à la France.
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"La disparition de Moussa Kaka, journaliste de renom, est particulièrement préoccupante, alors que le Niger traverse une nouvelle période de fortes tensions politiques et sécuritaires (...) RSF suit la situation avec attention et appelle les autorités nigériennes à ouvrir immédiatement une enquête afin de le retrouver", a indiqué Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de l'ONG.
Moussa Kaka avait été arrêté en novembre 2025 avec plusieurs autres journalistes pour "complicité de diffusion de document de nature à troubler l'ordre public" mais avait été remis en liberté provisoire.
Vendredi, le dernier journaliste qui était encore en détention dans cette affaire avait été à son tour remis en liberté.
Selon le média Aïr Info, l'ancien ministre de la Défense du régime déchu, Kalla Moutari, a par ailleurs été interpellé mardi, sans que les motifs soient précisés.
Le calme est revenu depuis dimanche à Niamey, où les autorités accusent divers pays étrangers - dont la France - d'être à l'origine des troubles, sans étayer ces accusations.
Des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans la capitale pour apporter leur "soutien" au chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani , qui n'est pas apparu en public depuis ce weekend, à l'appel d'organisations de la société civile.
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