"L'IA est une infrastructure, au même titre que l'eau, les routes, l'électricité, internet": au G20, les patrons américains de l'IA défendent une technologie incontournable
Les patrons de la tech américaine appellent les pays du G20 à accélérer l'adoption de l'IA et à investir dans les centres de données. Face aux inquiétudes, les ministres plaident pour trouver un équilibre entre innovation et acceptation par le public. Les grands patrons américains de la tech, du dirigeant de Nvidia Jensen Huang à celui d'OpenAI Sam Altman, ont exhorté mercredi les ministres du G20 à adopter l'intelligence artificielle (IA) et à construire les centres de données nécessaires pour la faire fonctionner.
Ils s'exprimaient au deuxième jour d'une réunion du G20 aux Etats-Unis, en Caroline du Nord, où l'administration Trump les a réunis avec d'autres figures du secteur, pour exposer leur vision aux ministres des vingt premières économies mondiales.
"Au bout du compte, ce que chaque pays devra reconnaître, c'est que l'IA est une infrastructure, au même titre que l'eau, les routes, l'électricité, internet", a déclaré Jensen Huang. "Chaque pays doit construire des infrastructures pour pouvoir soutenir sa propre économie."
Nvidia, propulsée par la frénésie d'IA générative au rang de première capitalisation boursière mondiale, fabrique les processeurs graphiques (GPU) essentiels à l'entraînement des modèles.
Les Experts : G7 d'Évian, un "succès" et un "moment d'unité" - 18/06 24:23 Les centres de données sont devenus un sujet brûlant aux Etats-Unis, où une majorité d'Américains s'oppose désormais à leur construction, selon les sondages, sur fond de hausse des factures d'électricité.
Signe de ces inquiétudes, 100 à 200 manifestants opposés au développement accéléré de l'IA ont déployé des banderoles sur le campus de l'université de Caroline du Nord, où s'est tenue la réunion.
"L'idée que tous les emplois vont être supprimés, c'est tout simplement absurde", a balayé Jensen Huang. "Les tâches vont être automatisées, mais la raison d'être de nos métiers demeure." Les pays dont les dirigeants "parlent de la technologie avec peur, avec incertitude" en pâtiront, a-t-il averti: "Le pire scénario, c'est de ne pas en tirer profit, d'être distancé."
Sam Altman s'est montré moins pressant sur les centres de données : "Certains d'entre vous choisiront d'en construire, d'autres d'en louer auprès de tiers parce que vous n'en voulez pas dans votre pays. Tout cela me va très bien."
L'adoption de l'IA, en revanche, n'est pas optionnelle aux yeux du patron d'OpenAI, qui a comparé un pays refusant cette technologie à celui qui aurait refusé l'électricité il y a un siècle: "Ce n'est pas négociable. Vous devez l'utiliser. La valeur pour un pays est trop importante pour être ignorée."
Investir dans l'efficacité énergétique des data centers – 24/09 7:16 Il a en revanche adopté un ton plus alarmiste sur les risques: "L'inquiétude est justifiée" et "c'est par l'inquiétude que nous anticipons les problèmes", a-t-il déclaré, établissant un parallèle avec les normes anti-incendie nées après des destructions de grandes villes. Il a aussi mis en garde contre une concentration des richesses de l'IA, assurant qu'OpenAI ne voulait pas être la seule entreprise du secteur ni "aspirer toute la valeur".
Les ministres se sont montrés plus circonspects.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.