"J'espère pouvoir récupérer son corps" : au Népal, des tests ADN pour identifier les victimes
Plus d'une semaine après la crue dévastatrice survenue dans l'Himalaya, les autorités népalaises tentent d'identifier les corps des victimes de la catastrophe. Dans des centres de collecte d'échantillons ADN, les familles des disparus se pressent depuis lundi dans l'espoir de pouvoir récupérer les dépouilles de leurs proches.
Par : FRANCE 24 Le chantier s'annonce colossal pour les autorités népalaises : identifier les corps des victimes de la catastrophe survenue le 26 août dans l' Himalaya . Le processus s'annonce complexe tant les dépouilles ont été martyrisées par la violence extrême de la coulée de boue qui a emporté des corps sur des dizaines de kilomètres.
Pour permettre d'identifier les victimes, la police népalaise a commencé, lundi 1ᵉʳ septembre, à prélever des échantillons d'ADN auprès des proches des disparus pour nourrir une base de données. Ceux qui ne sont pas venus au Népal pourront envoyer leur profil génétique en ligne.
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Parents, enfants, frères ou sœurs se pressent donc dans des centres de collecte d'échantillons ADN établis à proximité des zones sinistrées. Les résultats seront ensuite comparés aux corps retrouvés par les secouristes.
"Les gens viennent ici avec leur papier d'identité. Nous enregistrons leurs données puis notre technicien prélève des échantillons de sang. Compte tenu de la situation actuelle, nous pensons que l'échantillonnage de l'ADN est la meilleure façon d'identifier les corps", précise à France 24 un policier népalais.
Après avoir sillonné les morgues et les hôpitaux, les tests ADN constituent le dernier espoir de retrouver la dépouille d'un être aimé pour les familles encore sans nouvelles de leurs proches.
"Je suis sûr à 99 % que l'on ne le retrouvera pas vivant en raison de la nature de la zone où il se trouvait, mais j'espère que le gouvernement pourra au moins me remettre le corps de mon fils", témoigne un père de famille népalais. "C'est pourquoi je suis venu ici fournir un échantillon. J'espère pouvoir récupérer son corps."
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Pour éviter les risques sanitaires, "les autorités ont commencé à inhumer des corps non identifiés après avoir effectué des prélèvements ADN. Les familles cherchent à savoir si leurs échantillons correspondent pour pouvoir récupérer les dépouilles", explique Ondine de Gaulle, notre envoyée spéciale.
Pour commencer à faire leur deuil, certaines familles n'ont pas attendu d'avoir récupéré le corps de leurs êtres chers et organisent des cérémonies funéraires symboliques où, selon la tradition hindoue, elles incinèrent des mannequins de paille.
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