Salaires des enseignants, ministre pour cinq ans, certificats d'études... Gabriel Attal dévoile ses mesures pour l'Éducation
Après Édouard Philippe, au tour de Gabriel Attal . Dans une interview au Monde , le patron de Renaissance et candidat à la présidentielle dévoile ce mardi 25 août ses propositions pour l'Éducation nationale, comme l'a fait la veille son rival d'Horizons .
Gabriel Attal, qui a lui-même été ministre de l'Éducation nationale entre juillet 2023 et janvier 2024, commence par donner son objectif: "que la génération (arrivant à l'école) aujourd'hui ait le meilleur système éducatif d'Europe et que la France caracole en tête des classements PISA (études comparant les systèmes éducatifs de plus de 90 pays, NDLR) dans dix ou quinze ans".
Pour y parvenir, l'ancien chef du gouvernement veut d'abord instaurer de la stabilité rue de Grenelle où pas moins de sept personnalités différentes se sont succédé depuis le départ de Jean-Michel Blanquer en mai 2022. Il souhaite en ce sens que le prochain ministre de l'Éducation nationale soit "en poste cinq ans". Autrement dit, durant l'ensemble du quinquennat présidentiel.
Quelle sera la feuille de route? D'abord, concernant l'école primaire, Gabriel Attal entend atteindre "moins de 20 élèves par classe (...) grâce à la baisse démographique ". Ensuite, pour le second de degré, il appelle à "réduire les inégalités" en fermant "les 100 collèges qui constituent les pires ghettos scolaires". Les élèves qui les fréquentent "seront répartis dans d’autres établissements, permettant d’allier mixité et réussite scolaire."
Aussi, Gabriel Attal, qui défend "un collège plus individualisé", plaide pour réinstaurer les groupes séparant les élèves de français et de mathématiques, selon leur niveau. Soit, la mesure phare de son "choc des savoirs" lors de son passage à l'Éducation nationale, qui est devenue facultative en 2026. Celle-ci avait provoqué la contestation unanime des enseignants.
Par ailleurs, un rapport de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR) avait pointé le manque de résultats de cette disposition, recommandant d'"abandonner le système actuel".
"C’est difficile d’en évaluer le bien-fondé car elle n’a pas vraiment été mise en œuvre. Mais je suis prêt à entendre qu’il ne faut pas être complètement rigide sur une prescription nationale, et laisser davantage de souplesse aux établissements", réplique Gabriel Attal.
Autres propositions mises sur la table: le retour du certificat d'études, abandonné depuis un demi-siècle, "à l'entrée en 6e" et l'obligation d'obtenir le brevet des collèges pour passer en classe de seconde. Une mesure que l'ex-ministre avait déjà voulue à l'Éducation nationale, avant qu'elle ne soit abandonnée par Élisabeth Borne .
La crise climatique traversée par la France cet été pourrait modifier le vote de certains électeurs pour 2027 1:10 Au Monde qui lui fait remarquer qu'il reprend des positions défendues par le Rassemblement national, le patron de Renaissance répond notamment: "Je suis en radical désaccord avec cette affirmation. Tout m’oppose au RN.
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