Tests ADN généalogiques : pourquoi la France reste une exception en Europe
Si vous n'êtes pas passionné de généalogie vous-même, il y a fort à parier qu'il en existe dans votre entourage.
D'après une enquête Ifop réalisée pour Geneanet, 43 % des Français affirment avoir déjà entamé des recherches sur leur ascendance tandis qu'un quart des Français se décrivent comme "généalogistes actifs" .
Dans ce contexte, certains pourraient être tentés d'envoyer un échantillon de salive à une société spécialisée, d'autant que celles-ci mènent des campagnes de promotion régulières sur les réseaux sociaux.
Malheur à qui succomberait à ce chant des sirènes : la commande et la réalisation de ces tests ADN sont passibles d'une amende allant jusqu'à 3 750 euros.
Dans les faits, aucune condamnation judiciaire n'a jamais été prononcée pour ces motifs, mais la loi est claire : seuls les examens prescrits par un médecin ou un juge sont autorisés en France.
Depuis avril dernier, le Conseil économique, environnemental et social (Cese) recommande la dépénalisation de ces pratiques.
Une proposition de loi du groupe Ensemble pour la République a aussitôt été déposée en ce sens, votée en commission... puis désinscrite de l'ordre du jour sans que les députés aient pu se prononcer.
Une frilosité bien éloignée des préoccupations de nos voisins.
Tour d'horizon.
Une pratique encore confidentielle en France Au Portugal, un vide juridique... et une tolérance de fait A Lisbonne comme à Paris, le test ADN est considéré comme une donnée médicale de santé publique très sensible.
Impossible d'en réaliser un sans l'accompagnement d'un professionnel de santé.
En théorie, les tests généalogiques vendus directement au consommateur par des sociétés privées étrangères sont donc interdits, mais contrairement au cas français, il n'existe aucune sanction pour les contrevenants.
A Lisbonne comme à Paris, les plus curieux parviennent donc toujours à se procurer des tests.
Au Royaume-Uni, un système aux antipodes du modèle français Londres a fait le choix d'un système libéral où chaque personne peut se procurer un test ADN "récréatif" pour quelques dizaines de livres.
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