Alsace. « La canicule n’a pas eu d’impact sur le goût » : comment se porte la production de choux à choucroute ?
Dix, 20, 30… Inutile de compter. Le champ de Philippe Buchmann dénombre entre 20 000 et 22 000 têtes de chou par hectare. Mais attention, il en manque déjà. La récolte a débuté il y a un mois en Alsace. Ce matin-là, l’agriculteur de Duttlenheim (Bas-Rhin) a livré 35 tonnes de choux à la choucrouterie Rieffel, à Krautergersheim. Les têtes sont plus petites que les saisons précédentes : autour des cinq kilos contre les sept-huit attendus. Malgré l’irrigation, le chou blanc pommé a souffert des fortes chaleurs de l’été. C’est simple, dès que le thermomètre dépasse les 30 degrés, il s’arrête de pousser pour survivre.
Résultat, on observe une baisse des rendements de 20 à 30 % sur les premières récoltes. En temps normal, ils oscillent entre 70 et 80 tonnes par hectare. Mais la taille ne fait pas tout. « La canicule n’a pas eu d’impact sur le goût. Chaque variété a gardé sa typicité », précise le président du syndicat des producteurs de choux à choucroute d’Alsace, qui tient dans les mains un chou arrivé à maturité : jaune sur le dessus, cœur blanc et tendre, feuilles serrées et croquantes.
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