COP17: «On essaie de sauver la coquille», après le blocage des États-Unis, les participants s'inquiètent
La première semaine de négociations s’achève à la 17e conférence des parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) à Oulan Bator en Mongolie. L’occasion de dresser un premier bilan plus que mitigé. Car lors de ces cinq premiers jours, il n’y a pas eu de grande annonce pour lutter contre la dégradation des sols, mais un blocage des États-Unis sur plusieurs points importants, ce qui a provoqué l’incompréhension des participants et des manifestations de la société civile.
Côté positif, il y a la poursuite des négociations sur des sujets qui divisaient jusqu’alors comme la sécheresse, les migrations ou le pastoralisme. Mais ce qui a profondément marqué lors de cette première semaine, c’est le veto américain sur des décisions qu’ils avaient pourtant acceptées lors des réunions préparatoires de cette COP17.
Ainsi les États-Unis se sont finalement opposés à l’égalité homme-femme, à la participation des peuples autochtones et aux synergies entre les trois COP, Climat, biodiversité et désertification. Cette volte-face sans aucune explication a laissé sans voix les participants qui craignent que cela ouvre un précédent et que d’autres pays reviennent sur leurs promesses lors des autres COP à venir.
Et, en l’absence de justification officielle impossible de négocier et de trouver un terrain d’entente. Pour certains observateurs, ce veto américain est une façon de contrôler les débats, de réduire le nombre de thématiques à traiter et ainsi de limiter le champ d’action de la convention. Malgré la stupeur et l’incompréhension les autres pays font profil bas. Une position résumée en une phrase par un participant : « On essaie de sauver la coquille » .
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