"La mort du macronisme" : comment la presse étrangère analyse la colère qui embrase la France
"Le 17 octobre 2026, la France est descendue dans la rue et, au milieu des manifestations (...) a confirmé la mort du macronisme.
Elle l’a fait avec violence, comme à son habitude.
Rage, colère et aussi peur de l’avenir." Dans son article publié le 18 octobre, le quotidien espagnol El Pais ne mâche pas ses mots pour décrire une journée de contestations en France que, tous déjà, qualifient d'historique.
"On y perçoit des échos de 1968, année où le gaullisme touchait également à sa fin", ajoute le journal.
Samedi 17 octobre, entre 550 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et 800 000 selon les organisateurs, ont manifesté dans 110 rassemblements à travers la France.
À l’origine de la mobilisation : les revendications des lycéens, qui dénoncent depuis plusieurs semaines le manque de personnel et la dégradation des établissements publics.
Une colère sociale qui déborde les lycées Mais la contestation a rapidement dépassé le cadre scolaire, fédérant syndicats, fonctionnaires, agriculteurs et figures des Gilets jaunes autour du pouvoir d’achat et du coût de la vie.
"Les jeunes se font les porte-parole d’un mécontentement et d’une soif de changement qu’ils partagent également avec leurs parents", poursuit le quotidien espagnol de centre gauche.
Le mouvement ravive ainsi le souvenir des Gilets jaunes, dont plusieurs figures, tels qu’Eric Drouet, Priscillia Ludosky, Jacline Mouraud et Jérôme Rodrigues, ont appelé à rejoindre les manifestations, note El Mundo .
Pour le quotidien espagnol, les revendications étudiantes, soutenues par 69 % des Français selon un sondage cité par le journal, ont servi de point de ralliement à des mécontentements jusque-là dispersés.
Violents affrontements La presse internationale s'attarde notamment sur les violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, et sur les dégradations dans plusieurs grandes villes.
A Paris, des commerces ont été pillés et des véhicules incendiés.
À Lyon, l’office de tourisme de la place Bellecour a été incendié ; à Bordeaux, la résidence de la préfète a été endommagée.
À Marseille, l’hôtel de ville et un commissariat ont été visés.
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