Réserves de gaz : pourquoi l’Europe en est réduite à espérer un hiver doux
L'hiver sera difficile.
A quel point ? Personne ne le sait encore, et toute l'Europe retient son souffle.
Fin septembre, Dan Jorgensen, le commissaire à l’Energie , a envoyé aux ministres des Vingt-Sept une lettre dans laquelle transparaît toute la fébrilité du moment.
La situation énergétique n’est pas aussi grave qu’au début du Covid-19 ou de la guerre en Ukraine , puisque l'UE a diversifié ses approvisionnements et ne prévoit pas de pénuries.
Mais le Danois alerte sur des prix "très élevés" et invite déjà les pays à prendre des mesures pour réduire leur consommation , notamment aux heures de pointe.
Car le niveau de stockage de gaz du continent demeure trop bas.
Début octobre, les taux de remplissage atteignaient difficilement les 72 %.
Soit dix points de moins que l'an dernier, et plus de 20 % en deçà des seuils de 2024.
La réalité s’avère très contrastée en fonction des Etats membres.
La France, l'Italie et le Portugal font figure de bons élèves avec des réserves dépassant les 85 %.
A l'inverse, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique tirent la moyenne vers le bas.
"Atteindre l'objectif de stockage fixé par l'UE sera difficile cette année", confirme Angel Talavera, de chez Oxford Economics.
Pour ne pas subir une nouvelle crise aiguë de l’énergie , le continent en est presque réduit à espérer… un temps clément.
"Au bout du compte, c'est la météo qui détermine avant tout la demande de gaz pendant la saison de chauffe", ajoute le chef économiste.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.