Donald Trump déploie 600 soldats américains en Amérique latine : les dessous d’une offensive contre les cartels
Adam Isacson ne se souvient "d'aucun déploiement de troupes américaines dans la région" d'une si grande ampleur, à part " en cas de circonstances exceptionnelles comme des invasions ou des catastrophes naturelles".
Cet expert américain des questions de sécurité en Amérique latine était interrogé par le New York Times .
Selon le quotidien américain, 600 soldats vont être déployés dans l'hémisphère sud américain pour renforcer "la campagne des Etats-Unis contre le trafic de drogue dans la région", en coordination avec les forces locales.
Ces derniers appartiennent à une division formée au combat en montagne, et doivent être déployés dans un nouveau centre d'entraînement au Panama.
Ils se rendront ensuite en Colombie , puis au Honduras, pour des exercices conjoints avec les armées de ces pays.
"Une partie de ces troupes pourrait être déployée pour renforcer la sécurité des hélicoptères américains présents dans la région", indique le New York Times .
20 millions de dollars Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a aussi récemment créé un bureau au Pentagone dédié à la lutte contre les cartels en Amérique du Sud.
Le 11 septembre, ce dernier a obtenu un financement de 20 millions de dollars pour la mise en place de ce quartier général, qui devrait être dirigé par Edward M.
Reeder Jr., un ancien commandant des forces spéciales en Afghanistan, désormais à la retraite.
Ces annonces interviennent peu de temps après le transfert par le Pentagone de plusieurs drones MQ-9 Reaper d'Afrique vers la Colombie et l'Équateur.
En août, Washington a constitué une coalition militaire réunissant 19 partenaires régionaux, dont les États-Unis, engagés à contribuer au démantèlement des cartels sous le slogan : "Nous faisons du mal aux méchants." Mais pour l'heure, seuls quelques pays, dont la Colombie et le Honduras, ont officiellement accepté d’autoriser des opérations conjointes sur leur territoire.
Cette coopération militaire suscite en effet des interrogations dans une région marquée par une longue histoire d’interventions américaines.
Craintes pour les civils Les organisations de défense des droits humains redoutent également que l’intensification de la campagne militaire de Washington ne mette en danger les populations civiles.
Depuis le début de sa campagne dans les Caraïbes et le Pacifique Est à l’automne 2025, l’armée américaine a mené 71 frappes navales, qui ont tué au moins 239 personnes accusées de trafic de drogue, sans que les autorités aient apporté de preuves publiques à l’appui de ces accusations.
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