Ransomware : la France entre dans le top 6 mondial des pays les plus ciblés
Entre janvier et juin 2026, Bitdefender a recensé 131 organisations françaises désignées comme victimes de ransomware. La France est désormais au sixième rang mondial des pays visés par ces groupes. L'éditeur s'appuie sur les revendications publiques des groupes cybercriminels.
La tendance est à la hausse sur le Vieux Continent. Le nombre de victimes revendiquées en Europe occidentale a augmenté de plus de 40% en un an, passant de 310 à 436 cas. La France représente à elle seule près de 30% de ces victimes et concentre, avec l'Allemagne, près de 70% des cas recensés dans la région.
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À l'échelle mondiale, les groupes de ransomware ont revendiqué 4 641 victimes au premier semestre 2026, contre 4 381 un an plus tôt. Cela représente une croissance de 5,9%. L'Amérique du Nord conserve la première place parmi les régions touchées, devant l'Europe occidentale.
En France, les secteurs de la technologie et de l'industrie manufacturière arrivent en tête avec 16 organisations revendiquées sur ces activités, suivis par la construction (12 cas). Les administrations et organismes publics occupent la quatrième position (10 cas), au même niveau que l'hôtellerie et les loisirs. C'est en mars que l'on a enregistré un pic de revendications avec 39 cas, contre 20 en janvier, février, mai et juin, et 12 en avril.
Deux groupes dominent les revendications contre des cibles françaises. The Gentlemen (27 cas) et Qilin (25 cas) concentrent à eux deux environ 40% des victimes recensées dans le pays sur la première moitié de l'année. Le reste du classement se répartit de façon plus dispersée, avec Coinbase Cartel et NightSpire (8 cas chacun), LAPSUS$ (5 cas), puis un groupe de quatre acteurs, Cl0p, Akira, DragonForce et LockBit, à 4 cas chacun. Lynx ferme ce classement avec 3 cas revendiqués.
Rappelons au passage qu'une "revendication" correspond à la publication du nom d'une victime sur un site de fuite de données, généralement hébergé sur le dark web. Les groupes de ransomware combinent à la fois le vol de données et le chiffrement de ces dernières. Il s'agit alors d'une "double extorsion". Si la victime refuse de payer, les données sensibles sont publiées. C'est précisément ce type de publication que Bitdefender utilise pour établir son décompte. Autrement dit, le rapport ne couvre que les attaques rendues visibles par leurs auteurs et non l'ensemble des incidents survenus sur la période.
Le mois dernier, nous rapportions que The Gentlemen avait exploité une faille zero-day pour désactiver les logiciels de protection avant de chiffrer les données de ses victimes. Ces dernières avaient donc été rendues illisibles jusqu'au paiement d'une rançon.
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