Pisa : "Le problème français n’est plus de réformer l’Ecole, mais de savoir la gouverner"
Les résultats de PISA 2025 ont suscité le rituel désormais bien installé : inquiétude, comparaisons internationales, appels à la rupture, puis l’actualité passe à autre chose.
Le diagnostic, lui, demeure.
La question n’est plus seulement de savoir pourquoi l’Ecole recule, mais pourquoi, malgré les réformes accumulées et une volonté politique réaffirmée, nous ne parvenons pas à infléchir sa trajectoire.
La réponse tient peut-être moins au manque de solutions qu’à notre manière de gouverner l’éducation.
Six mécanismes, étroitement liés, l’expliquent.
Le premier est notre passion de la rupture.
Plus les résultats se dégradent, plus nous attendons de la réforme suivante qu’elle soit spectaculaire.
Il faudrait un "choc", une "refondation", un "sauvetage".
Comme si la gravité du mal imposait nécessairement la radicalité du remède.
Or, l’éducation se prête mal aux grands soirs.
Il faut quelques semaines pour changer un programme ou une organisation, mais plus d’une décennie pour accompagner un enfant de la maternelle jusqu’à l’âge de Pisa.
Entre les deux, les progrès se construisent sans bruit : une difficulté repérée plus tôt, un professeur mieux formé, des apprentissages consolidés année après année.
Changer avant d’avoir évalué, ce n’est donc pas seulement céder à l’impatience, c’est s’interdire d’apprendre de ce que l’on a fait.
Et l’impossibilité de résultat immédiat finit par devenir la justification de la réforme suivante.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.