Ralentir, une question de survie
Partout dans le monde, une même tendance se dessine : retraites déconnectées, voyages lents, espaces « offline ». La Gen Z découvre même le « nonna-maxxing » : cuisiner, jardiner, marcher, recevoir ses proches, vivre comme une grand-mère italienne.
docteur en neurosciences, Institut du Cerveau - Hôpital Pitié-Salpêtrière
Face à l’hyperconnexion et au culte de la performance, le monde aspire au calme. Même le tourisme s’adapte : les « sleepcations », ces vacances dont le but est de dormir, se développent. On part désormais en voyage pour récupérer plutôt que pour multiplier les activités. Sommes-nous en train de passer de la culture du « toujours plus » à celle du « enfin moins » ? Si le repos est pour certains un luxe, c’est aussi une forme de résistance, et surtout une nécessité biologique.
Aujourd’hui, ne rien faire demande paradoxalement toute une organisation…tant nous sommes envahis par les écrans, les notifications, les agendas, les objectifs et tout un tas de choses à optimiser… Mais voilà qu’une partie du monde commence à dire : Stop ! Ralentir, marcher, dormir, cuisiner, jardiner, ne rien faire… Alors que se passe-t-il ? Sommes-nous simplement épuisés ? Ou arrivés au bout d’un modèle fondé sur l’accélération permanente ?
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