Elle a dupé la Silicon Valley pendant 15 ans avant de devenir le visage d’une immense fraude, voici sa folle histoire
Le 29 septembre 2015, Elizabeth Holmes apparaît sur scène dans un hôtel de New York aux côtés de l’ancien président américain Bill Clinton et de Jack Ma, alors l’un des hommes les plus riches d’Asie. À 31 ans, la fondatrice de Theranos est déjà considérée comme l’une des personnalités les plus prometteuses de la Silicon Valley.
Son entreprise promet de révolutionner la médecine. Son idée : réaliser des centaines d’analyses médicales à partir de quelques gouttes de sang prélevées au bout du doigt, grâce à une machine baptisée Edison. Une technologie qui doit permettre de détecter certaines maladies plus rapidement, à moindre coût et sans les prises de sang traditionnelles.
Les investisseurs misent des centaines de millions de dollars sur elle. Les médias la comparent à Steve Jobs, le fondateur d’Apple. Elizabeth Holmes cultive elle-même cette image, avec sa voix grave, son col roulé noir et une communication savamment maîtrisée. Mais derrière cette façade se cache une réalité radicalement différente.
Quelques semaines après cette apparition publique, une enquête du Wall Street Journal va révéler les failles de la technologie Theranos et précipiter l’effondrement de l’entreprise.
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Elizabeth Holmes naît en 1984 à Washington, dans une famille aisée. Très tôt, elle se distingue par ses résultats scolaires et son ambition. En 2002, elle intègre Stanford pour étudier l’ingénierie chimique. Mais après seulement un an, elle abandonne ses études pour créer sa propre entreprise, Theranos.
À seulement 19 ans, Elizabeth Holmes veut démocratiser l’accès aux analyses médicales. Elle quitte l’université et se consacre entièrement à son projet. C’est également à cette période que Sunny Balwani, un homme rencontré lorsqu’elle avait 17 ans, revient dans sa vie. Il deviendra quelques années plus tard son compagnon et l’un des principaux dirigeants de Theranos.
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Pendant près d’une décennie, Theranos entretient un secret quasi total autour de sa technologie. Elizabeth Holmes promet une révolution médicale, mais la machine Edison reste largement invisible. La stratégie fonctionne. En 2012, Theranos signe un accord avec Safeway, puis conclut, en 2013, un partenariat majeur avec Walgreens. L’objectif est d’installer des centres Theranos dans les pharmacies américaines afin de permettre aux clients de réaliser rapidement leurs analyses. Le marché potentiel est gigantesque : Elizabeth Holmes vise plusieurs dizaines de milliards de dollars par an aux États-Unis.
En 2014, elle fait la couverture du New York Times Magazine et de Fortune . Forbes la présente comme la plus jeune femme milliardaire non-héritière du monde.
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