Justice. Procès de Rémy Daillet : pourquoi la petite Mia avait-elle été confiée à sa grand-mère ?
Le procès de Rémy Daillet, figure du complotisme, s'ouvre mardi. Les protagonistes ont-ils voulu se montrer bienveillants, en rendant Mia à sa mère ? Ils ont avant tout violé une mesure de protection judiciaire, visant à protéger une enfant, née des difficultés de Lola Montemaggi à assurer le bien-être de sa fille.
Le tribunal correctionnel de Paris se penche à partir de mardi 15 septembre sur l’une des affaires les plus déroutantes de la période de la crise sanitaire du Covid-19, avec le procès de Rémy Daillet et de ses associés , responsables du sidérant enlèvement d’une fillette confiée à sa grand-mère dans les Vosges.
Une opération qui s’inscrivait dans le prolongement des velléités de coup d’État et d’action violente fomentées au sein d’un petit groupe d’extrémistes et de va-t-en-guerre, aux ambitions démesurées, qualifiées par la justice d’association de malfaiteurs terroriste. Au coeur de ce procès, l'enlèvement de la petite Mia avait eu un retentissement national, avec le déclenchement d'une alerte enlèvement.
« Séparer un enfant de sa mère est criminel », avait écrit Lola Montemaggi dans un texte manuscrit laissé chez elle, pour expliquer pourquoi elle était allée reprendre sa fille Mia de la garde confiée à sa propre mère, le 13 avril 2021. « Malheureusement, les placements abusifs sont banals […], affirmait-elle. Il y a des personnes qui commettent l’inconcevable, des abominations. Je parle des réseaux appelés “pédocriminels”. Et jamais mon enfant ne tombera entre leurs mains. »
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