Au Togo, les deux réalisateurs français vont pouvoir rentrer en France après plus d’un mois en détention
Leur sort était en suspens depuis des semaines. Les Français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, détenus au Togo depuis fin juillet, ont obtenu une liberté provisoire, a annoncé leur avocat ce mercredi 2 septembre. Leur collaborateur togolais Fred Vedomey, a aussi été libéré provisoirement.
Puis, jeudi 3 septembre, ils ont été autorisés à quitter le territoire de ce pays d’Afrique de l’Ouest à la suite de cette liberté provisoire, a annoncé jeudi le Quai d’Orsay.
« Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, réalisateurs arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, se sont vus signifier une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, avec autorisation de quitter le territoire » , a déclaré la diplomatie française dans un communiqué, sans préciser si leur retour en France était prévu.
« C’est un grand soulagement pour leurs proches et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui s’est pleinement mobilisé pour ce dénouement » , a ajouté la même source.
Tous les trois ont été arrêtés par les autorités togolaises alors qu’ils travaillaient ensemble au tournage d’un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible » , une série documentaire diffusée sur France 5. Ils ont ensuite été inculpés pour « fausses déclarations » et placés en détention à Lomé, la capitale.
En raison de son état de santé, Sebastian Perez Pezzani avait été le premier à être libéré, fin août, sous contrôle judiciaire, pour notamment suivre des soins à Lomé. Son passeport lui a été confisqué.
La libération de Gaël Mocaër et de Fred Vedomey a été annoncée mardi soir par plusieurs médias togolais, puis confirmée ce mercredi matin par leur avocat. « Leur maintien en détention n’est plus nécessaire pour la manifestation de la vérité » , a-t-il déclaré à RFI.
La justice togolaise accuse notamment les trois hommes d’avoir utilisé un drone , en particulier dans le nord du pays, région où la situation sécuritaire est tendue en raison d’attaques jihadistes récurrentes.
Les ministères togolais de la Justice et de la Sécurité ont indiqué que les trois hommes se « prévalaient d’une autorisation délivrée par le ministère chargé du Tourisme » , mais « cette autorisation, en date du 19 juin 2026, avait été signée au seul nom de M. Vedomey Komi » . Et elle était « strictement limitée à des localités déterminées qui ne couvraient » notamment pas la région des Savanes.
Les trois hommes réfutent ces accusations, et leur société de production assure qu’ils étaient en règle lors de leur reportage. Le Togo, petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest, figure à la 97e place sur 180 pays au classement annuel de la liberté de la presse de l’ONG Reporters sans frontières.
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