Guerre au Moyen-Orient : menaces américaines, nouvelles attaques régionales… Les dernières infos
Les tensions continuent de s’intensifier au Moyen-Orient . Washington a menacé Téhéran d’un « isolement économique comme le monde n’en a jamais vu » , tandis que les Émirats arabes unis dénoncent une attaque iranienne contre deux navires dans le détroit d’Ormuz. Sur le terrain, les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle frappe contre une raffinerie saoudienne et les inquiétudes grandissent autour du long déploiement d’un porte-avions américain.
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Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti jeudi que les États-Unis préparaient un durcissement de leur stratégie contre l’Iran. Sur la chaîne Newsmax, il a évoqué un « isolement économique comme le monde n’en a jamais vu » , combiné au maintien du blocus visant les ports iraniens.
Selon lui, de nouvelles annonces doivent être faites la semaine prochaine. Le vice-président JD Vance a de son côté affirmé que la priorité de Washington restait de maintenir des prix de l’énergie abordables pour les Américains et d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Ce changement de ton contraste avec les déclarations de Scott Bessent début août, lorsqu’il évoquait encore la possibilité d’un accord rapide avec Téhéran sur la réouverture du détroit d’Ormuz.
Les Émirats arabes unis ont condamné vendredi ce qu’ils présentent comme une attaque iranienne contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique ADNOC dans le détroit d’Ormuz. Dans un communiqué, Abou Dhabi dénonce des « actes de piraterie » attribués aux Gardiens de la Révolution iraniens et accuse Téhéran d’utiliser cette voie maritime stratégique comme outil de coercition économique. Les autorités émiraties précisent qu’aucun blessé n’a été signalé.
Les Émirats demandent également la réouverture « complète et sans condition » du détroit d’Ormuz. Avant le début du conflit, environ un cinquième du pétrole mondial transitait par ce passage reliant le Golfe à l’océan Indien.
Malgré la crise, les cours du pétrole ont reculé jeudi. Le Brent de la mer du Nord a perdu 2,15 % pour s’établir à 87,07 dollars le baril, tandis que le pétrole américain WTI a cédé 2,43 % à 81,25 dollars. Les analystes continuent de s’interroger sur les volumes de pétrole qui traversent réellement le détroit d’Ormuz. Plusieurs experts estiment toutefois que des flux importants continuent de circuler, notamment via des navires dont les systèmes de localisation sont désactivés.
Cette perspective, combinée à des prévisions de demande mondiale moins élevées que prévu, contribue à atténuer les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique.
Au Yémen, les rebelles houthis soutenus par l’Iran ont revendiqué jeudi une attaque de drones contre une raffinerie du groupe Aramco dans la région saoudienne de Jazan. Selon l’agence Saba, affiliée aux Houthis, deux drones auraient atteint leur cible.
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