Consommation. Pourquoi vos frites pourraient être plus petites dans les prochains mois
La sécheresse et les fortes chaleurs qui ont frappé la France cet été devraient laisser des traces jusque dans nos assiettes. La récolte de pommes de terre 2026 s’annonce en nette baisse, avec des tubercules qui peinent à grossir. Ce qui pourrait jouer sur la taille des frites.
Après les céréales, les fruits et les légumes, c’est au tour de la pomme de terre de subir les conséquences d’un été particulièrement chaud et sec. Selon les estimations d’Agreste , le service statistique du ministère de l’Agriculture, la production française de pommes de terre de conservation devrait atteindre 6,5 millions de tonnes en 2026, soit 22 % de moins qu’en 2025.
La raison est principalement climatique. Les pommes de terre ont besoin d’eau au moment où leurs tubercules grossissent. Or, le manque de précipitations et les températures élevées de cet été de tous les records ont compliqué leur développement dans plusieurs zones de production. Résultat : certaines pommes de terre devraient présenter des calibres plus petits. Or, pour fabriquer des frites longues, notamment celles destinées à la restauration rapide, les industriels recherchent des pommes de terre suffisamment grosses et allongées. Des tubercules de petit calibre permettent donc moins facilement d’obtenir ces longues frites auxquelles les consommateurs sont habitués.
Cette baisse de l’offre intervient dans un marché où la demande de produits transformés à base de pommes de terre progresse. Le marché mondial des frites est en pleine croissance ces dernières années, porté notamment par le développement des fast-foods, gros consommateurs de frites surgelées. Mais la demande passe aussi par les supermarchés, avec des consommateurs à la recherche de produits prêts à cuire destinés à la consommation à domicile (en atteste les nombreuses déclinaisons de frites surgelées dans les rayons).
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