Elections en Israël : le pays est-il vraiment prêt à tourner la page Netanyahou ?
Devant un F-15 de la base aérienne de Tel Nof dans le centre du pays, Benyamin Netanyahou, pin’s du drapeau israélien au revers de la veste, a le ton martial et la mine grave en ce 29 septembre : "Il y a des signes qu’à l’approche des élections [législatives du 27 octobre], nos ennemis tenteront de nous attaquer".
L’avertissement du Premier ministre s’avère prémonitoire.
Le lendemain, vers 8h20, le copilote omanais d’un avion en direction de Tel Aviv de la compagnie Flydubai attaque le commandant de bord avec une hache.
Des membres d’équipage et des passagers parviennent à maîtriser le terroriste et à poser l'avion sans encombre en Arabie saoudite.
A quelques semaines des élections, Israël vient d’éviter sur son sol un attentat inspiré du 11-Septembre 2001.
A leur arrivée à l’aéroport Ben-Gourion, Netanyahou prend dans ses bras l’un des courageux voyageurs, le t-shirt encore maculé de sang.
La séquence est diffusée sur toutes les chaînes du pays.
En piste pour un nouveau scrutin, "Bibi" endosse une nouvelle fois le costume de "M.
Sécurité d’Israël".
A presque 77 ans, le pugnace dirigeant israélien - élu pour la première fois à la tête du pays en 1996 - n’a pas l’intention de laisser son fauteuil.
Avec une stratégie bien huilée.
"Il reste le garant de la dissuasion israélienne.
Et pour cela, il a mis en place une politisation de la peur fondée, en partie, sur des données objectives : un pays exigu avec des ennemis aux frontières qui veulent le détruire.
Mais là où certains adversaires proposent des solutions politiques, lui n’offre qu’une réponse militaire", analyse David Khalfa, cofondateur de l'Atlantic Middle East Forum.
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