Qui pour prendre la tête de Polytechnique ? Nos informations sur les profils en lice
Les polytechniciens s’apprêtent à faire leur rentrée sous la houlette d’un nouveau directeur général.
Après la démission début juin de Laura Chaubard , qui aura passé quatre ans à la tête de l’X, l’ école d’ingénieurs sous tutelle du ministère des Armées s’est lancée dans un exigeant processus de sélection pour désigner son successeur.
D’après nos informations, la nomination, imminente, devrait avoir lieu dès ce lundi 31 août en Conseil des ministres.
Deux profils se sont hissés parmi les finalistes.
Bruno Bellier, polytechnicien et ingénieur de l’armement, fait pour l’heure figure de favori.
Ce profil tourné vers l’innovation et la recherche a occupé une série de fonctions à responsabilité au sein du ministère des Armées, de la Direction générale de l’armement (DGA) - chargée de coordonner les plus grands programmes d’armement français -, et de l’ Agence de l’innovation de défense (AID), où il était chef de la division "stratégie et technologies de défense" de 2018 à 2021.
Il a notamment dirigé un très stratégique centre de la DGA, situé à Vert-le-Petit, dans l’Essonne.
Ce dernier, dédié à la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique, intervient au profit des forces armées et de la sécurité du territoire national.
L'arbitrage final d'Emmanuel Macron "C’est un profil atypique, plus créatif que la moyenne des ingénieurs généraux de l’armement et doté d’un très bon relationnel", souffle un ancien polytechnicien qui a eu l’occasion de travailler à ses côtés.
Toujours selon les informations de L'Express, sa candidature a informations été poussée par Patrick Pailloux , le très influent patron de la DGA.
Lui aussi issu de l’X, l’ancien directeur de cabinet de Sébastien Lecornu au ministère des Armées a piloté la direction technique de la DGSE près d'une décennie, de 2014 à 2022.
Bruno Bellier n’a en revanche jamais dirigé d’établissement d’enseignement supérieur, contrairement à l’autre candidate en lice pour le poste.
Le ministère des Armées a en effet également retenu la candidature d’Elisabeth Crépon, elle aussi polytechnicienne et ingénieure de l’armement, qui occupe actuellement les fonctions de vice-présidente de la formation et de la vie étudiante au sein de l’Institut polytechnique de Paris.
L’établissement public, présidé par Thierry Coulhon , un ancien conseiller d’Emmanuel Macron à l’Élysée sur les dossiers liés à l’enseignement supérieur et à la recherche, chapeaute cinq écoles: Polytechnique mais aussi l’Ensae, Télécom Paris, Télécom SudParis et l’Ensta.
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