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Israël, l'allié inattendu de l'Arabie saoudite face aux houthistes

L'Express ·
Israël, l'allié inattendu de l'Arabie saoudite face aux houthistes

L'Arabie saoudite et Israël sont-ils de nouveau en train de se rapprocher ? Après plusieurs années de discussions avortées sur une normalisation de leurs relations, la guerre régionale en cours pourrait les pousser à coopérer en matière de défense.

Selon plusieurs sources diplomatiques citées par The Jerusalem Post , Riyad et Jérusalem ont engagé des discussions, sous l'égide du commandement militaire américain au Moyen-Orient (CENTCOM), autour d'un éventuel soutien israélien à l'Arabie saoudite , face aux houthistes .

La coopération porterait à ce stade sur le renseignement, notamment afin d'identifier les positions, les mouvements et les préparatifs militaires des rebelles yéménites.

Menace en mer Rouge L'information intervient alors que les houthistes ont intensifié leurs attaques contre l'Arabie saoudite la semaine dernière.

Le groupe, soutenu par l'Iran, s'est notamment emparé de la ville portuaire de Mocha, puis de l'île de Mayyun, renforçant sa mainmise sur le détroit de Bab-el-Mandeb .

Pour Riyad, le conflit dépasse désormais largement le champ de bataille yéménite, ce détroit constituant l'une des principales routes du commerce maritime mondial, reliant le golfe d'Aden à la mer Rouge, puis au canal de Suez.

En parallèle, les forces houthies ont frappé l'autre grande voie d'acheminement saoudien d'hydrocarbures : l'oléoduc Est-Ouest, reliant le Golfe persique à la mer Rouge.

Alliances régionales La demande saoudienne intervient pourtant au moment où Riyad renforce ses alliances militaires avec plusieurs pays de la région.

Le 30 juillet, l’Arabie saoudite a ainsi lancé une Alliance multinationale de défense maritime, réunissant quatorze pays autour de la sécurité de la mer Rouge, du détroit de Bab el-Mandeb et du golfe d’Aden.

Puis, le 7 août, Riyad a signé avec la Turquie et le Pakistan l’accord de défense conjointe de La Mecque, qui prévoit un soutien mutuel en cas d'attaque contre l'un des trois pays.

Pourquoi, dans ce cas, se tourner vers Israël ? "Une partie de la réponse réside peut-être simplement dans le fait qu'Ankara et Islamabad ne peuvent offrir ce que Jérusalem peut proposer", analyse Mansoor Qaisar, spécialiste du Pakistan auprès du Middle East Monitor .

Riyad chercherait avant tout à obtenir des informations sur les déploiements et les préparatifs militaires houthis.

Or Israël dispose de capacités particulièrement développées en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, que le pays a encore récemment mis à profit par les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz, dans le cadre de la guerre en Iran.

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