Six mois après le début de la guerre en Iran, Donald Trump cherche toujours une porte de sortie, à l'approche des élections américaines de mi-mandat
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Article rédigé par Valentine Pasquesoone France Télévisions Publié le 29/08/2026 07:10 Temps de lecture : 7min Le président américain se tourne vers une guerre plus économique que militaire contre le régime iranien, à deux mois d'élections décisives pour la suite et la fin de son second mandat à la Maison Blanche.
"Ce régime l'apprendra bientôt : personne ne doit défier la force et la puissance des forces armées des Etats-Unis." Ces mots de Donald Trump, prononcés dans la nuit du 27 au 28 février sur sa plateforme Truth Social, ont une résonance particulière, six mois plus tard. En huit minutes de discours, le président américain avait posé les prémices d'une action militaire "massive" contre l'Iran, l'opération "Fureur épique" au coté d'Israël – ou "Lion rugissant" pour l'Etat hébreu. Ce matin-là, de premières frappes ont décapité le régime iranien à Téhéran , tuant celui qui l'incarnait le mieux : le guide suprême Ali Khamenei.
Six mois plus tard, Donald Trump répète que "l'Iran s'effondre complètement" , quand Téhéran évoque en contraste un "aveu de défaite" des Etats-Unis. Qui a raison ? Le temps des frappes massives des débuts semble révolu, mais l'équilibre reste très fragile : le protocole d'accord de cessez-le-feu, signé mi-juin, a volé en éclats , les négociations semblent au point mort et les perturbations dans le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial, s'éternisent. Un "entre deux" dans lequel "les Iraniens tirent leur épingle du jeu" , et qui pose un défi politique à l'approche des élections américaines de mi-mandat , souligne Sylvain Gaillaud, chercheur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Donald Trump compose avec l'une des guerres les plus impopulaires de l'histoire récente de son pays, et dont l'issue est bien incertaine.
Pourtant, début avril, le dirigeant républicain assurait avec confiance que les "objectifs stratégiques fondamentaux" du conflit étaient "proches d'être remplis". Des ambitions parfois floues ou mouvantes, entre destruction de l'arsenal balistique iranien, dossier du nucléaire et appel à un changement de régime. "Il s'agit, pour les Etats-Unis, de mettre fin à la menace iranienne", résume Clément Therme, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri) et à l'Institut international d'études iraniennes.
"A ce stade, il y a un décalage entre les annonces officielles des objectifs et la réalité des résultats obtenus."
Certes, l'opération israélo-américaine a décimé une partie de l'appareil politique et militaire iranien , et ce dès les premières heures de l'offensive. "Le régime iranien a été décapité et il y a toujours des failles de sécurité [au sein du régime] , qui n'ont pas encore été colmatées", observe Clément Therme. Les Etats-Unis ont prouvé leur force en matière de renseignement, mais le régime de la République islamique survit et "se radicalise", avance Sylvain Gaillaud, qui constate que "l'heure est loin d'être à l'apaisement".
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