Accord sur le diesel russe : Donald Trump critiqué jusque dans son propre camp
Un accord avec Vladimir Poutine qui ne passe pas, même chez les républicains.
Depuis vendredi 9 octobre, Donald Trump essuie une vague de critiques après avoir annoncé la livraison de quantités importantes de diesel russe aux marchés américain et mondial.
Pour permettre ces importations, le président américain a décidé d'assouplir les sanctions qui touchent Moscou .
Une volte-face qui a immédiatement provoqué la colère de l'Ukraine, mais aussi celle de plusieurs parlementaires américains.
Deux jours plus tard, dimanche 11 octobre, sept sénateurs ont appelé dans un communiqué le locataire de la Maison-Blanche à revenir sur sa décision, jugée contraire à la législation américaine.
Parmi les signataires figurent les républicains Susan Collins, Lisa Murkowski, Thom Tillis et John Curtis, ainsi que les démocrates Jeanne Shaheen, Richard Blumenthal et Ron Wyden.
Une décision qui contrevient à une loi adoptée en 2022 Tous reprochent à Donald Trump de contourner une loi adoptée par le Congrès en 2022, quelques semaines après le début de l'invasion russe de l'Ukraine.
"Le Congrès a explicitement interdit les importations d’énergie russe en 2022 afin d’empêcher que des dollars américains ne financent la guerre brutale menée par Poutine contre l’Ukraine", rappellent les élus.
Baptisé Ending Importation of Russian Oil Act, ce texte interdit l'entrée aux États-Unis de pétrole et de produits énergétiques provenant de Russie, dont le diesel, l'objectif étant de priver Moscou de revenus susceptibles de financer son offensive en Ukraine.
La loi prévoit certes une possibilité de lever cette interdiction, mais à des conditions strictes : le président américain doit notamment attester auprès du Congrès que la Russie a accepté un accord de retrait de ses troupes et de cessation des hostilités, approuvé par Kiev.
Moscou doit également ne plus représenter de menace militaire immédiate pour les pays de l'Otan et reconnaître le droit des Ukrainiens à choisir librement leur gouvernement.
Avant toute levée de l'interdiction, la Maison-Blanche doit consulter plusieurs commissions parlementaires et présenter un rapport justifiant sa décision.
Un délai de 90 jours permet ensuite au Congrès de s'y opposer.
Pour les sept sénateurs, ces conditions sont loin d'être remplies puisqu'ils reprochent, entre autres, à l'administration Trump de n'avoir ni consulté les parlementaires ni fourni les explications exigées par la loi.
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