Brexit : l'ombre d'une ingérence russe derrière le référendum de 2016
La Russie s'est ingérée dans le référendum sur le Brexit de 2016, a déclaré le Premier ministre britannique Andy Burnham lors d'un entretien diffusé ce dimanche 11 octobre, en mettant en garde la France et l'Allemagne contre les tentatives soutenues par Moscou visant à influencer leur vie politique.
Andy Burnham, qui est devenu Premier ministre en juillet et a déclaré le mois dernier que le Royaume-Uni pourrait envisager de réintégrer l'Union européenne à l'avenir, est le premier chef du gouvernement britannique à dire ouvertement qu'il existe des preuves d'une ingérence russe lors du référendum sur le Brexit, lors duquel les Britanniques ont voté à 52 % contre 48 % en faveur de la sortie de l'UE, plongeant le pays dans sa plus grave crise politique depuis la Seconde Guerre mondiale.
"En arrivant à Downing Street, j'ai posé la question suivante : y a-t-il eu ingérence de la Russie lors du référendum de 2016 ? Et j'ai reçu une réponse claire : oui, il y en a eu", a déclaré le dirigeant travailliste lors dans une interview accordée au podcast "The Rest Is Politics".
Andy Burnham n'a pas précisé à quel type d'ingérence Moscou s'était livré, et n'a donné aucune précision sur les preuves étayant ses déclarations.
L'ambassade de Russie à Londres n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.
Moscou a déjà nié toute ingérence dans le vote sur le Brexit, présentant la Grande-Bretagne comme étant en proie à une hystérie anti-russe.
Rupture avec les propos de Boris Johnson Les propos tenus par le Premier ministre marquent une rupture avec ceux des précédents gouvernements conservateurs, et notamment ceux de Boris Johnson , qui avait fait campagne en faveur de la sortie de l'UE et avait déclaré en 2020 qu'il n'y avait aucune preuve d'ingérence russe dans le référendum.
Ils ont fait réagir ce lundi l'opposition, le député Andrew Bowie assurant sur Times Radio que le référendum sur le Brexit "était un vote légitime" : "Les Britanniques ont voté en nombre record pour quitter l'Union européenne.
Et je pense qu'il est très dangereux et source de divisions que le Premier ministre rouvre ce débat de manière aussi explosive", a-t-il ajouté.
Ed Davey, le chef des Libéraux-démocrates, a en revanche félicité Andy Burnham d'avoir confirmé que la Russie avait tenté d'influencer le scrutin : "Je ne serai pas d'accord avec Andy Burnham sur tout, mais il était nécessaire qu'un Premier ministre fasse cette déclaration.
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