Monaco - OM. Bruno Génésio, un calme olympien pour remettre Marseille sur le droit chemin
Après une victoire 4-0 contre Strasbourg , pour la première à domicile, dans un Vélodrome qui a été volcanique vendredi dernier, il y a de quoi s’enflammer. Mais lorsqu’on regarde dans le rétro, et notamment cette saison passée burlesque, un peu de calme ne ferait pas de mal à l’aube d’affronter Monaco.
Arrivé cet été pour remplacer Habib Beye, Bruno Génésio s’attaque à un deuxième défi en Ligue 1 : débuter une saison par deux succès, ce qui n’a plus été réalisé par un coach marseillais depuis l’exercice 2017-2018, sous Rudi Garcia (qui avait connu par la suite une série de trois matches sans victoire dont une humiliation à Louis-II, 6-1).
Mais à l’inverse de ses prédécesseurs, dont Roberto De Zerbi, l’ancien coach de Lille, Rennes et Lyon est d’une grande quiétude. Et son arrivée, inattendue jusqu’à la nomination de Grégory Lorenzi comme directeur sportif, est tombée à point pour apaiser les inquiétudes. « Avec un été compliqué où le club est obligé de vendre avant de recruter, les supporters ont forcément réduit les attentes. Ils étaient plutôt défaitistes avant que Bruno Génésio n’arrive, explique Tristan Rapaud, suiveur de l’OM pour La Provence . Pour le coup, c’est un vrai choix de Lorenzi puisque son nom n’avait jamais été lié au club. On parlait plutôt de Christophe Galtier, qui connaît le club comme sa poche pour y avoir joué. »
Dès sa prise de fonction, le technicien de 59 ans a tenu à dialoguer avec les supporters et à concerner tout le monde. Habituée à mettre en place un « loft » depuis plusieurs étés, la direction marseillaise a cette fois répondu à la demande du coach. Un choix fort qui a permis à certains joueurs de reprendre confiance, à des jeunes de découvrir le monde professionnel. « À la dernière journée de L1 la saison passée, il y a bien 75 % des joueurs qui voulaient s’en aller. Mais lorsque leurs agents ont appris que ce serait Génésio, ils ont commencé à réfléchir. Aujourd’hui, tout le monde s’éclate, se sent concerné. Ils aiment vraiment bien travailler avec lui » , analyse Tristan Rapaud.
À commencer par Amine Harit, de retour d’un prêt concluant à l’Istanbul Başakşehir, mais qui ne rentrait plus dans les plans de Roberto De Zerbi il y a un an. « J’ai une très bonne relation avec lui, c’est quelqu’un basé sur la communication, qui apporte énormément de sérénité. C’est la différence avec ce que j’ai pu connaître, c’est une personne super calme, qui bosse au quotidien sans pression, apprécie l’ailier gauche, devenu titulaire sur le côté droit de l’attaque depuis le début de saison. Je pense qu’on est en train de créer une bonne bulle par rapport à tout ce qui peut se passer, c’est ce dont Marseille a besoin. C’est le calme intérieur qui nous permettra de réaliser des prestations de haut niveau. »
Un sentiment partagé par Himad Abdelli, qui revit sous ses ordres. « On a tous une revanche à prendre sur la saison dernière, qui s’est mal passée. Comme l’a dit le coach, toute l’équipe est importante, il y a un groupe à faire valoir » , a exprimé le milieu de terrain, conscient « qu’il ne faut pas s’enflammer » après la première journée.
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