Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme
Les États-Unis ont franchi lundi une nouvelle étape dans la levée des sanctions contre la Syrie, en retirant le pays de la liste des soutiens au terrorisme. HTS, l'ancienne formation islamiste du président Ahmed al-Charaa, est également retirée de la liste des groupes terroristes.
Par : FRANCE 24 Les États-Unis ont annoncé lundi 24 août avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines .
Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Les États-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra , ancien groupe islamiste qu'a dirigé le président syrien Ahmed al-Charaa, de leur liste des principaux groupements et individus "terroristes" (Specially Designated Global Terrorist). Un temps branche d' Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l'organisation en 2016 et s'était rebaptisé HTS.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité". Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué.
Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X, "une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l'isolement au partenariat, et d'un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui".
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Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani a qualifié la décision américaine d'"étape historique", affirmant qu'elle reflétait "l'engagement du nouvel État syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale".
Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, y voit un "succès majeur et historique de la diplomatie syrienne", dans un commentaire cité par l'agence de presse officielle Sana.
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