INFOGRAPHIES. Loire, Rhin, Danube, Pô... les images satellites des fleuves assoiffés par la sécheresse
Entre une saison estivale qui a battu des records de chaleur et la faiblesse des pluies, de nombreux cours d'eaux français sont à sec ou connaissent des ruptures d'écoulements. L'intensité de la sécheresse est particulièrement notable et son ampleur est d'autant plus visible sur les images satellites. Petits ruisseaux et grands fleuves à la peine. La sécheresse estivale a pris de telles proportions que l'eau vient à manquer dans les rivières. Au 1er août 2026, l'Observatoire national des étiages (ONDE) recensait 1.373 cours d'eau touchés par des ruptures d'écoulement ou complètement à sec.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a signalé ce mercredi 12 août que la ressource en eau potable était sous tension dans plus de 50 départements et que 40.000 personnes n'avaient même plus de quoi faire couler leur robinet.
Les bateaux voguent difficilement . Lors de ce mois d'août, Voies navigables de France (VNF), a décidé d'arrêter la navigation pour insuffisance d'eau dans huit canaux dont le canal de Bourgogne, celui de la Marne au Rhin (branche ouest), celui du Rhône au Rhin (branche sud, versant Saône), le canal de Briare...
"On a eu un vrai déficit pluviométrique combiné avec des températures particulièrement élevées. La fonte des glaciers, qui pendant un temps a pu faire illusion, ne parvient plus à compenser. Le pire est donc à venir si nous ne travaillons pas sur la résilience de nos cours d'eaux", prévient Laurie Caillouet, hydrologue et président de l'association Eau'Dyssée, auprès de BFM.
Depuis le début de l'été, plusieurs centaines de kilomètres de la Loire, d'Orléans à l'Atlantique, affichaient des débits "extrêmement bas." Il y a encore six mois, le fleuve, gonflé par des précipitations abondantes était en crue. Difficile à croire lorsque l'on aperçoit aujourd'hui de vastes bancs de sable, apparus encore plus tôt que d'habitude, laissant penser que l'on peut traverser à pied sec.
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Hervé Brulé, directeur régional de la Dreal du Centre-Val de Loire (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) pointait fin juillet à l'AFP qu'"à ce stade, 2026 fait partie des années extrêmement sèches, avec des débits naturels comparables aux années historiques de 2003 ou 2019" d'autant plus que "la situation est arrivée précocement."
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L'hydrologue Laurie Caillouet relève que contrairement au Rhône, "qui grâce à une gestion humaine très importante peut conserver plus d'eau que son débit naturel", la Loire est "un peu moins aménagée en ce sens et est plus vulnérable aux déficits de pluies."
Mais même le Rhône n'échappe pas à la crise. Quand son débit moyen en août se situe à 588 m3/s, il a été mesuré cette deuxième semaine d'août plutôt autour de 350 m3/s.
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