À l’école algérienne, la “substitution” organisée de l’anglais au français
La rentrée est fixée. Les enseignants le 30 août et les élèves le 6 septembre. Les professeurs ne disposeront donc que d’une semaine entre leur retour et l’arrivée des élèves pour prendre connaissance des nouvelles grilles.
Au primaire [qui dure cinq ans], l’anglais est introduit avant le français. Au lycée [ou enseignement secondaire, qui dure trois ans et se conclut par le baccalauréat], il reste présent dans les filières scientifiques et technologiques lorsque le français ne figure plus dans les grilles de troisième année. Dans le même temps, la troisième année est recentrée sur les spécialités, au prix d’un recul de la philosophie, de la géographie, de certaines langues nationales et de l’informatique dans plusieurs parcours.
Pendant les deux premières années du primaire, l’emploi du temps reste dominé par l’arabe, enseigné onze heures par semaine, et les mathématiques, qui en occupent cinq. Aucune langue étrangère n’est prévue. L’anglais entre en troisième année à raison de deux heures par semaine. Le français n’apparaît qu’en quatrième année. L’anglais devient ainsi la première langue étrangère rencontrée par l’élève, même si la réforme ne lui donne pas formellement ce statut. En quatrième année, le français et l’anglais disposent chacun de deux heures. Le tamazight [langu
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